/news/society

Les explorateurs de Mars «sont déjà nés», selon David Saint-Jacques

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE MONTRÉAL

L’astronaute David Saint-Jacques a servi une leçon d’inspiration à des centaines de génies en devenir, ce midi, en discutant, directement de l’espace, avec ses interlocuteurs installés au Centre de foires de Québec pour un concours scolaire de robotique.

Parmi la foule d’écoliers de 6 à 18 ans, une douzaine ont pris le micro pour questionner le cosmonaute québécois en orbite depuis quatre mois dans la Station spatiale internationale (SSI). La curiosité des jeunes s’est notamment orientée vers l’exploration, l’une des trois disciplines qui «font progresser l’humanité», selon l’éminent scientifique.

«La prochaine étape, je pense que c’est Mars, a lancé David Saint-Jacques au jeune auditoire accroché à ses lèvres. Je pense que les premiers astronautes qui vont aller sur Mars sont déjà nés. Mais en ce moment, ce sont des enfants ou de jeunes ados. Si c’est un rêve auquel vous croyez, c’est tout à fait correct de le poursuivre.»

L’un des défis pour atteindre Mars est de protéger les voyageurs contre les radiations solaires, a-t-il indiqué, ajoutant qu’en cas de tempête solaire, les chambres à coucher aussi grosses qu’une «cabine téléphonique» offrent une protection partielle.

Pas de gâteau

L'astronaute a été interrogé sur ses recherches en télémédecine et sur l’utilisation d’appareils hydrauliques dans l’espace, mais on lui a aussi posé des questions plus anodines sur sa vie orbitale.

Quand on lui a demandé ce qui était réservé aux cosmonautes pour leur anniversaire respectif, Saint-Jacques a confié avoir décoré des biscuits avec ses collègues à l’occasion du sien, en janvier. «Malheureusement, il n’y a pas de four pour faire des gâteaux, ici!» s’est-il amusé.

Un modèle

La communication inédite avec l’astronaute en orbite coïncidait parfaitement avec le thème de la compétition Robotique FIRST: l’espace. Les encouragements de David Saint-Jacques étaient en phase avec le concours qui vise notamment à promouvoir les carrières dans le milieu de l’ingénierie.

«Ça leur laisse l’impression qu’en étant Québécois, on peut se rendre dans l’espace et être les prochains à marcher sur la Lune ou aller vers Mars», a exprimé la contrôleuse de mission pour les systèmes robotiques de la SSI, Danielle Cormier, qui agit à titre de juge pour la compétition.

Samedi, au moins six équipes d’écoliers obtiendront leur billet pour la prochaine et dernière étape de la compétition, qui rassemblera des équipes des quatre coins du monde à la fin avril, à Detroit.