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Pannes: un «gros problème» mais rien à voir avec 1998

TVA Nouvelles

La situation des pannes d’électricité de ce printemps 2019 n’a rien de comparable avec la crise du verglas qui a frappé le Québec en 1998, où «on était vraiment passé proche de véritables catastrophes».

Mais n’empêche que pour les gens de la Rive-Nord, privés de courant depuis 48 heures, «c’est un énorme problème», reconnaît Mario Dumont au Québec matin, à LCN.

C’est qu’il y a 21 ans, le réseau d’Hydro-Québec était touché en plein cœur, alors que des pylônes s’effondraient dans plusieurs régions. Aujourd’hui, la situation est toute autre.

«Ce ne sont pas les grosses lignes qui posent problème, souligne le chroniqueur politique. Quand une grosse ligne est à problème, tu la rebranches et tu redonnes l’électricité d’un coup à 50 000, 100 000 personnes. Là, ce sont des centaines et des centaines de petits événements : une branche est tombée au coin de telle rue, et une autre ailleurs. Et là, chaque branche ou arbre tombé, c’est 22 personnes, 44 personnes.»

Résultat: les rebranchements se font au compte-goutte et le nombre de foyers plongés dans le noir ne descend pas rapidement.

Pour le gouvernement, il n’y a guère davantage à faire que d’«assurer de la présence», juge M. Dumont. «Tout ce qu’on pouvait aller chercher comme aide autour, on est allé la chercher. Il n’y a pas de monteur de ligne qui est en attente parce que, pour économiser de l’argent, on ne les a pas appelés», donne-t-il en exemple.

Sur le terrain, la Sécurité civile fait son travail avec les municipalités touchées. Et les équipes d’Hydro procèdent aux multiples «petits» rebranchements, les uns après les autres.

Mais oublions les comparaisons avec 1998 : «Après trois jours, on commençait la crise, on n’avait pas encore vécu le pire. Ça a duré cinq semaines», rappelle-t-il.

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