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D’importantes crues printanières à craindre

Agence QMI

La neige a été abondante, cet hiver, ce qui pourrait engendrer d’importantes crues printanières au cours des prochaines semaines.

En survolant l’Outaouais jeudi à bord de son hélicoptère, TVA Nouvelles a été à même de constater qu’il y a encore énormément de neige au sol.

Hydro-Québec estime même que c’est du jamais-vu en une décennie, ce qui laisse anticiper une période de fonte beaucoup plus intense que la moyenne.

«Ça fait quand même une dizaine d’années qu’on n’a pas eu autant de neige sur le territoire. Les gens doivent s’attendre à ce que la crue soit plus longue et plus importante que la moyenne», a dit Pierre-Marc Rondeau, spécialiste de la gestion des cours d’eau chez Hydro-Québec.

Faut-il craindre la répétition des inondations historiques du printemps 2017?

À titre préventif, la société d’État peut utiliser ses réservoirs pour moduler le débit de l’eau et en limiter la montée. Ainsi, le niveau du réservoir Baskatong, situé à 250 km au nord de Montréal, dans le secteur de Mont-Laurier et de Ferme-Neuve, dans les Laurentides, a été abaissé de 12 mètres depuis décembre dernier. Il aura d’ailleurs fallu quatre mois pour le vider et on commencera à le remplir à nouveau dans environ six semaines.

«Au barrage Mercier, qui est le barrage à la sortie du réservoir Baskatong, et le plus grand de la rivière des Outaouais, c’est vraiment ici qu’on prend les actions, comme opérateur de barrages, pour diminuer les niveaux d’eau et, possiblement, les inondations dans les secteurs plus au sud, comme dans la ville de Gatineau et dans la grande région de Montréal», a indiqué M. Rondeau.

Quelque 40 % de l’eau de la fonte des neiges transite par les barrages d’Hydro-Québec.

En 2017, alors que des inondations exceptionnelles avaient fait rage, beaucoup de riverains inondés avaient critiqué la gestion des barrages. Les sinistrés estimaient en effet que l’ouverture des vannes des barrages avait contribué à faire augmenter le niveau de l’eau, ce qui empirait la situation.

On apprenait le week-end dernier que quelque 1800 sinistrés sont toujours en attente d’un règlement avec le gouvernement du Québec, deux ans après les inondations historiques du printemps 2017.