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De plus en plus difficile de recruter des bénévoles

Pierre-Antoine Gosselin | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Les employeurs ont de la difficulté à recruter de la main-d'œuvre en raison de la pénurie qui sévit dans plusieurs secteurs d’activité, et c’est encore plus ardu pour les organismes lorsque vient le temps de trouver des bénévoles.

«S’il n’y avait plus de bénévoles, ça serait impensable de demander à l’État de compenser. Ce sont des services qui ne peuvent pas être offerts sur une grande échelle», a dit Dominic Deschênes, bénévole depuis les cinq dernières années au Centre d’action bénévole Aide23 de l’arrondissement de Beauport, à Québec.

En 2007, 37,2 % des Québécois ont fait du bénévolat. Cette statistique est passée à 32 % en 2015.

«Les études démontrent que le bénévole, le baby-boomer entre autres, est pris dans son rôle de grand-parent et de proche aidant», a soutenu Danielle Pearson, coordonnatrice au Centre d’action bénévole Aide23.

Les incitatifs du gouvernement pour retourner les retraités sur le marché du travail ne font rien pour aider.

«C’est un enjeu sur lequel il va falloir se pencher sérieusement. Le monsieur qui avait envie d’être socialement impliqué et de faire 10 heures de bénévolat par semaine, s’il s’en va faire ces heures dans un magasin, il a moins envie d’être impliqué socialement», a ajouté Valérie Perreault, qui est elle aussi coordonnatrice au Centre d’action bénévole Aide23.

Popote roulante, raccompagnement, accueil des immigrants, avec moins de bénévoles, les organismes craignent une réduction de l'offre de services.

«Le tissu social serait drôlement affaibli. Il y a plein de monde qui n’aurait pas d’aide», a conclu Danielle Pearson.

Avec la population vieillissante, les besoins de nombreux bénéficiaires sont appelés à augmenter.