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La semaine de 4 jours / semaine pour les infirmières dans Lanaudière

TVA Nouvelles

Le CIUSS de Lanaudière aurait-il trouvé la solution pour en finir avec le temps supplémentaire obligatoire (TSO), certainement l’un des combats les plus importants pour elles depuis les derniers mois?

La direction le pense et va de l’avant avec une mesure qui devrait satisfaire les infirmières: la semaine de travail de 4 jours.

La direction, en partenariat avec les syndicats en sont venus à une entente après avoir questionnées les travailleuses de la santé : que souhaitent-elles le plus?

capture d'écran | TVA Nouvelles

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La semaine de 4 jours, ou la période de 8 jours travaillés sur 15 est sortie du lot.

«On offre des postes à 4 jours par semaine à toutes les infirmières et aux infirmières auxiliaires. Ce qui représente pour nous un investissement de 261 ‘’équivalents temps complet’’, soit 12 M$», explique en entrevue Daniel Castonguay, PDG du CISSS de Lanaudière.

L'an passé, 25% des 2300 infirmières du CISSS de Lanaudière ont fait du temps supplémentaire. Pour 70% d'entre elles, cela s'est produit une seule fois.

Économies importantes

La mesure qui devrait permettre aux infirmières d’être satisfaites évitera de payer des heures supplémentaires, et réduire le coût des assurances maladies.

«On prévoit que le 12 M$ sera résorbé avec les gains que l’on aura. Les gains financiers et les gains humains, et permettra l’accessibilité aux soins et services à la population. L’objectif étant de diminuer le temps supplémentaire sur semaine et diminuer le temps supplémentaire obligatoire (TSO) pour l’éliminer», explique le gestionnaire.

Elles pourront aussi choisir dans quel département elles souhaitent travailler.

Plus qu’une semaine de 4 jours

Pour le syndicat, la mesure offre beaucoup plus qu’une semaine allégée.

«Ça va les stabiliser dans leur centre d’activités. Donc une infirmière de jour, elle va avoir un 8/15 de jour, dans son centre d’activité. Ce qu’on regarde partout au Québec, les ententes de rehaussement, c’est des équipes volantes, trois centres d’activités. Une infirmière à l’urgence, son expertise est à l’urgence : elle ne veut pas se ramasser en natalité, en hébergement. Elle va travailler dans sa spécialité. C’est ça qu’on a obtenu surtout. L’autre gros gain qu’on a eu, c’est le rehaussement 7 jours par quinzaine pour les auxiliaires», a détaillé Stéphane Cormier, président de la FIQ Lanaudière.

La formation du personnel sera également augmentée dans les différents départements.

L’absentéisme coûte actuellement 20 M$ au CIUSS Lanaudière. Une meilleure stabilité et la satisfaction chez les infirmières permettront aussi de faire des économies à ce niveau, tout en permettant le retour au travail pour certaines.

«On en a 100 ou 150 en assurance salaire présentement, mais si on est capable de donner des conditions gagnantes à tout le monde et on ne surcharge pas le travail des professionnels en soin, c'est 100 ou 150 personnes qu'on rapatrie dans le réseau aussi», croit M. Cormier.

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