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Pannes d’électricité prolongées: des recours pour les clients?

TVA Nouvelles

Après des pannes d’électricité qui ont duré plusieurs jours, c'est le retour à la normale dans la couronne Nord de Montréal. L’heure est donc venue de faire le bilan des pertes -principalement de nourriture- mais les clients ont-ils des recours?

Contre Hydro-Québec, la réponse est «non».

«C’est impossible. Les contrats qu’Hydro-Québec a faits avec les utilisateurs d’électricité résidentiels ou commerciaux empêchent les poursuites», explique Louis Cyr, courtier en assurances.

La population affectée est plutôt encouragée à se tourner vers ses polices d’assurance. «Qu’on soit locataire, copropriétaire ou même propriétaire, les polices d'assurance de ces trois types couvrent les dommages qu'on subit à nos biens suite à une panne électrique», précise l’expert.

«Là où le bât blesse, c’est au niveau de la franchise sur l’assurance habitation», tempère Louis Cyr. Si la franchise dans une telle situation est de 500$, par exemple, il ne vaut pas vraiment la peine pour un particulier de faire une réclamation pour quelques aliments perdus.

Le soutier en assurances avertit aussi la population de ne pas exagérer le montant lorsque vient le temps de faire une réclamation.

«On peut voir facilement les transactions sur les cartes de crédit et débit [...] À ce moment on perd non seulement notre réclamation, mais aussi souvent notre assureur et on devient fiché. Ce n’est pas souhaitable pour quelques centaines de dollars», prévient-il.

Plus complexe pour les commerces

Pour certains commerces durement touchés, la situation est toutefois bien différente, qui peuvent être protégés de telles situations de deux manières.

D’une part, la couverture qui couvrira «les aliments perdus suite à panne électrique, donc le dommage aux biens». D’autre part, celle qui couvrira les «pertes de revenus d’exploitation» : quand on ne peut accueillir et servir de clients.

Le courtier en assurances suggère aux commerçants de profiter de la situation actuelle pour revérifier ce que nos polices permettent de couvrir.

«Si on ne l’a pas subit, on l’oublie [...] C’est pourquoi il faut le demander! Ce n’est pas automatique [...] Ce sont des protections qu’il faut ajouter à un contrat de base en assurance des entreprises», conclut l’expert.

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