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Un père qui ne se remet pas du décès de sa fille enceinte

TVA Nouvelles

Un père de famille est inconsolable depuis qu’un tragique accident a fauché la vie de sa fille aînée, enceinte d’un deuxième enfant.

Aryanne Bernier, 21 ans, est décédée sur la route 232 à Témiscouata-sur-le-Lac jeudi dernier.

Jonathan Bernier nous a raconté comment il a appris la mauvaise nouvelle la semaine dernière.

 

Déneigeur pour la municipalité de Squatec, Jonathan Bernier était passé tout près du lieu de l’accident ce jour-là. Il ignorait bien sûr que la route était fermée pour une collision mortelle impliquant sa propre fille, Aryanne.

Le patron de M. Bernier l’a rapidement rappelé au garage municipal pour l’informer de la situation. Son propre père était également présent, accompagné de policiers.

Jonathan Bernier a encore du mal à croire ce qui s’est passé jeudi dernier.

«Quand tu apprends que ton enfant est décédé... Je pense que c’est le pire moment de ma vie. Même là encore, je suis sans mots. Je revois les images de quand c’est arrivé, puis je suis complètement sans mots», confie Jonathan Bernier.

Retour à l’hôpital

Le père d’Aryanne est responsable de s’occuper de la petite Phoebe, le bébé de cinq mois de sa fille et de son gendre, qui était à bord de la voiture au moment de l’accident. Ce dernier est d’ailleurs toujours hospitalisé, dans un état est stable.

Alors que la famille était heureuse d’apprendre que la petite s’en était miraculeusement sortie indemne, Jonathan Bernier est retourné à l’hôpital à Rivière-du-Loup lorsqu’il a réalisé que l’enfant bougeait seulement l’une de ses deux jambes.

«Les médecins ont découvert qu’elle avait une fracture franche, un os cassé, séparé, du côté de sa jambe gauche. Il fallait aller d’urgence au CHUL à Québec», raconte M. Bernier.

En plus de sa petite-fille, Jonathan Bernier doit également subvenir aux besoins de son propre nouveau-né, Luna, 3 mois. Il est donc retourné à sa résidence de Saint-Cyprien pour aller récupérer sa fille et sa conjointe avant de prendre la route en direction de Québec pour amener la petite Phoebe à l’hôpital.

Problèmes de communication

Jonathan Bernier souligne que le trajet pour se rendre à Québec a été difficile. «À la hauteur de Montmagny, il y avait du vent et de la neige sur la route. J’étais stressé de conduire dans de pareilles conditions, en pensant à Aryanne que je venais de perdre dans un accident de la route où les mauvaises conditions météo y sont pour quelque chose. Mais tout ça, je le faisais pour Phoebe», raconte-t-il.

Arrivé à l’hôpital, Jonathan Bernier a appris que la petite ne sera vue que le lendemain matin. «En plus, ils s’attendaient à recevoir un enfant de 2 ans et non un bébé de 5 mois!» s’insurge le grand-père, fâché du manque de communication entre les deux centres hospitaliers.

L’enfant repartira finalement le lendemain dans la journée, munie de deux attelles pour stabiliser ses jambes. «Les médecins disent que l’os cassé va se reformer et qu’elle ne devrait pas avoir de séquelle», raconte Jonathan Bernier.

Projet de fondation

«J’ai la petite Phoebe avec moi, puis j’ai de la misère à l’imaginer grandir loin de sa mère», rapporte tristement Jonathan Bernier.

Il désire maintenant mettre sur pied une fondation à la mémoire de sa fille. «La fondation porterait le nom “Les enfants d’Aryanne”, pour venir en aide aux enfants orphelins d’un parent», précise le grand-père de Phoebe.

Une campagne GoFundMe est également en cours pour venir en aide à la famille Bernier.