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Le retour du soleil ne réglera pas tout, croient des commerçants de la rue Saint-Denis

Amélie St-Yves | Agence QMI

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AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

Des commerçants de la rue Saint-Denis sont heureux de voir le retour du beau temps, mais ne s’attendent pas à ce que le soleil fasse des miracles pour la vitalité économique de cette artère.

Beau temps ou pas, la rue Saint-Denis n’est plus ce qu’elle était, selon des commerçants rencontrés samedi par l’Agence QMI.

«Le soleil est bienvenu. Ce qui serait encore mieux, ce serait une baisse de taxes municipales. Les taxes municipales sont très élevées et notre achalandage, depuis trois ans, a baissé de 60 %», a lancé la copropriétaire de la boutique Jeune Amérique, Christiane Barré.

Le dernier hiver a été très tranquille pour sa boutique mais c’est la baisse d’achalandage lors de la belle saison qui en menace désormais la pérennité.

«Les gens ne viennent plus magasiner sur la rue Saint-Denis. On n’a plus de banlieusards, on n’a plus de touristes. On n’a que notre clientèle régulière, et ce n’est pas assez pour payer tout ce qu’on a à payer», a-t-elle expliqué.

Elle souhaite que le maire d’arrondissement Luc Ferrandez fasse des efforts pour ramener les gens dans le secteur.

Cercle vicieux

Le propriétaire de Chez Dany Pizza, Dany Kaya, croit aussi que les taxes sont trop élevées pour l’achalandage et que cela entraîne la rue dans un cercle vicieux.

«À chaque jour, j’ai un maximum de cinq-six touristes. Pourquoi? Tout est fermé», a-t-il déploré.

Rajinder Chandel de la boutique Chandel est heureux de voir le mercure monter, mais croit lui aussi qu’il faut avoir les reins solides pour tenir sur la rue Saint-Denis.

«Il y a beaucoup de magasins qui sont vides. C’est à cause de la taxe foncière et de la taxe d’affaires. C’est trop cher, et il y a des gens qui ne sont pas capables de payer leur loyer», a-t-il dit.

Espoir

Reste que la belle saison amène toujours son lot d’enthousiasme, particulièrement chez les jeunes commerçants. Lauranne Vansteenkiste et Aamir Ouazzani, qui ont ouvert en décembre dernier le Cérès Café, ont bon espoir que leur bar à céréales se fasse découvrir cet été.

«On sait qu’avec le beau temps, la population a tendance à vouloir essayer de nouvelles choses. On compte sur cet effet. On va ouvrir une terrasse à l’arrière et une terrasse à l’avant», a dit M. Ouazzani.

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