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«Comme une boîte d'allumettes» : le défi des pompiers pour sauver Notre-Dame

TVA Nouvelles

Un bâtiment historique enclavé autour de petites rues étroites, une structure en bois vieille de plusieurs siècles et peu de séparations coupe-feu : tous les ingrédients étaient réunis afin de compliquer la tâche des centaines de sapeurs-pompiers déployés à Paris pour combattre l’incendie qui ravage la cathédrale Notre-Dame.

«Quand un incendie éclate dans ce type de bâtiment, avec une structure datant de ces années-là, c’est comme une boîte d’allumettes», compare Jean Bartolo, le coprésident de l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec.

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Le feu, dont l'origine est inconnue, est parti des combles, puis s'est propagé extrêmement vite à une grande partie du toit. Les flammes ont dévoré la charpente, longue de plus de 100 mètres et baptisée «la forêt» en raison du grand nombre de poutres qu'il a fallu utiliser pour la mettre en place, chaque poutre provenant d'un arbre.

M. Bartolo explique que la première mission des pompiers, lorsqu’ils arrivent sur les lieux d’un pareil brasier, est de sauver des vies. Dans ce cas-ci, aucune vie humaine n’était en danger, les pompiers ont donc tenté d’empêcher la propagation dans le but de sauver les œuvres d’art et les objets d’une valeur inestimable que renferme la cathédrale.

Une opération d’une rare complexité

Au-delà de l’ampleur du brasier et des caractéristiques uniques du bâtiment, une opération comme celle qui s’est déployée lundi en plein cœur de Paris nécessite une logistique complexe.

«C’est un défi énorme juste de s’y rendre et de prendre le contrôle de ces opérations-là. On dit qu’il y avait plus de 400 pompiers sur les lieux, note-t-il. Alors on a plusieurs véhicules, il faut installer les boyaux et les nacelles, puisque l’incendie est en hauteur.»

Reste que la plus importante partie de ce genre d’opération – une intervention sur un bâtiment historique – dot être réalisée en amont, avance M. Bartolo.

«Pour les pompiers, c’est d’aller visiter ces endroits-là et de faire des plans particuliers d’intervention. Le défi est avant [l’intervention] et une fois qu’on est sur les lieux, c’est d’essayer d’être le plus prêt possible pour faire face à ce genre de situations.»

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