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Des pertes de 20 millions $, «c’est beaucoup», reconnait la STM

Elsa Iskander | Agence QMI 

Capture d'écran

Des pertes de 20 millions $ reliées à la fraude dans le réseau de la Société de transports de Montréal, «c’est beaucoup», reconnaît Craig Sauvé, vice-président du conseil d’administration de la STM, en mentionnant que de nouveaux systèmes de paiements sont à l’étude.

Des milliers de personnes ne paient pas pour prendre le métro, en contournant des tourniquets par exemple, révèle un article du Bureau d’enquête lundi. Des pertes de revenu de 20 à 25 millions $ en résulteraient.

M. Sauvé, qui est aussi conseiller de la Ville, était interpellé par le conseiller indépendant Marvin Rotrand au sujet des fraudeurs dans le réseau des transports lors de la séance du conseil municipal du 15 avril. Une réduction des pertes liées aux fraudeurs s’observe depuis l’implantation de la carte OPUS en 2008, a commenté M. Sauvé. «On veut innover à Montréal avec de nouveaux systèmes de paiements qui pourraient peut-être aussi décourager la fraude», a-t-il indiqué, évoquant la possibilité de payer avec une carte de crédit ou en ligne via un compte client.

«Les inspecteurs semblent faire de moins en moins de vérifications», s’est toutefois inquiété M. Rotrand, qui a longtemps siégé au conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM) par le passé. «Si on fait plus de vérifications, c’est clair que ça va avoir un impact», a-t-il dit au «24 Heures», précisant que les agents y consacrent 30 % de leur temps. Selon lui, les tarifs sont déjà très abordables à Montréal, notamment si l’on compare à d’autres grandes villes canadiennes comme Toronto.

Par ailleurs, la STM a refusé de donner au Bureau d’enquête des chiffres exacts sur les pertes liées aux fraudes. Critiquant le manque de transparence de la STM, M. Rotrand a demandé à M. Sauvé, sans succès, un portrait chiffré du niveau de fraude.

Quant au chiffre de 20 millions $ avancé, il n’est pas récent, a fait remarquer M. Rotrand. «À l’époque, vers 2005, la STM [parlait] d’une perte de 20 millions $ par année», a-t-il fait remarquer.

Il suggère à la STM de s’inspirer de la Commission de transport de Toronto, qui est «beaucoup plus ouverte» avec ses données, selon lui.

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