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Il ne pourra pas poursuivre au civil «la voleuse de bouffe de chat»

Nicolas Saillant

 - Journal de Quebec

Reconnu deux fois coupable de voies de fait après avoir procédé à l’arrestation citoyenne d’une voisine «voleuse de bouffe de chat», l’ex-avocat Bernard Corbeil échoue également dans sa tentative de la poursuivre au civil.

Arrêté pour avoir fait usage de force excessive contre sa voisine en février 2013, l’avocat à la retraite Bernard Corbeil s’est toujours dit convaincu d’avoir agi à l’intérieur des règles permettant une arrestation citoyenne.

Pour arrêter une voisine qui volait de la nourriture pour chat que Corbeil plaçait à l’extérieur de sa maison, ce dernier avait lui-même arrêté «la voleuse de bouffe de chat».

Filmant toute la scène, il avait fait irruption au moment où sa victime s’était présentée chez lui et l’avait ligotée en attendant les policiers.

Par deux fois les juges ont estimé que Bernard Corbeil avait usé de force excessive.

Poursuite de 25 000 dollars

Pourtant, ce dernier a continué ses démarches en déposant une poursuite civile de 25 000 dollars contre sa voisine pour dommage compensatoire.

Le 11 mars dernier, la Cour supérieure a refusé de donner raison à Corbeil en plus d’exiger que ce dernier paye 2000 dollars à sa victime pour dommages punitifs résultant de l’abus de la procédure.

Malgré tout, l’ex-avocat s’est tourné vers la Cour d’appel pour se faire entendre.

«Aucune chance de succès»

Dans sa décision, le juge écrit qu’il «n’y a aucune chance raisonnable de succès en appel».

Il ferme donc le dossier tout en réitérant qu’il doit dédommager sa victime à hauteur de 2000 dollars.

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