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La nostalgie rock de Nick Mason

Marie-Josée R. Roy

 - Agence QMI

GEN-Spectacle de Nick Mason de Pink Floyd

MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

L’heure était à la nostalgie rock à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, lundi, au rythme des tambours de Nick Mason, batteur de Pink Floyd, qui parcourt actuellement l’Amérique du Nord après une absence de 25 ans avec le spectacle «Nick Mason’s Saucerful of Secrets».

Dans cette tournée qui a déjà sillonné le Royaume-Uni et l’Europe, Nick Mason, alias «The Heartbeat of Pink Floyd» («le battement de cœur de Pink Floyd»), membre fondateur de la légendaire formation, et ses acolytes Gary Kemp (guitariste), Guy Pratt (bassiste, qui a longtemps été sur la route avec Pink Floyd), Lee Harris (guitariste) et Dom Beken (claviériste), revisitent le matériel des débuts de Pink Floyd, celui des albums «The Piper at the Gates of Dawn» (1967), «A Saucerful of Secrets» (1968) et «More» (1969).

Le programme pige également dans le répertoire de Pink Floyd du début des années 1970, avec des morceaux de «Atom Heart Mother», «Meddle» et «Obscured by Clouds».

Devant leur toile aux couleurs criardes, aux motifs psychédéliques et aux projections à saveur de liberté, et dans leurs éclairages enfumés hachurés d’effets stroboscopiques, les musiciens ont comblé un parterre démonstratif et visiblement loyal malgré le passage des années. Le public était essentiellement composé de quinquagénaires et de sexagénaires masculins, quelques fois accompagnés de leur progéniture, preuve que le legs musical de Pink Floyd se perpétue au fil des générations.

Entre autres succès, entre deux trucages sonores évoquant le passage d’une comète ou un battement de cœur régulier, «Fearless» (tirée de l’album de 1971, «Meddle») a généré une forte réaction, tout comme la ballade «If» («Atom Heart Mother», 1970), laquelle fut entrecoupée de longs «riffs» à combler tout mélomane. Les longues portions instrumentales, de Mason derrière sa batterie ou de ses partenaires à leurs appareils à cordes, ont d’ailleurs reçu les applaudissements les plus nourris, au même titre que les nombreux «Merci, Thank You» de Nick Mason.