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Les artistes de «Notre-Dame de Paris» ébranlés par l’incendie

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

 - Agence QMI

Les artistes québécois ayant fait partie du spectacle «Notre-Dame de Paris» étaient extrêmement ébranlés, lundi, par l’incendie qui a ravagé la cathédrale qui a inspiré la comédie musicale de Luc Plamondon.

«Ça fait un peu mal au cœur», a déploré en entrevue avec l'Agence QMI Valérie Carpentier, qui a prêté ses traits au personnage de Fleur-de-Lys dans la récente tournée québécoise de «Notre-Dame de Paris».

«C’est un bâtiment important pour l’histoire, autant religieuse qu’architecturale. Ça m’a vraiment fait mal au cœur en voyant ça. Des fois, je crois un peu, et je me dis que c’est triste. Religieusement, je me dis que Dieu ne doit pas "tripper" à regarder ça...», a ajouté celle qui a remporté «La Voix», il y a six ans.

Valérie Carpentier était justement passée devant la légendaire basilique en novembre dernier, lors d’une escale pendant un voyage entre Montpellier et Londres, pour voir des amis.

«J’ai vu Notre-Dame de Paris, mais je ne suis jamais entrée dedans. Aujourd’hui, je me trouve un peu conne de ne pas avoir fait la file pour visiter!»

«Pilier de la foi»

Garou, qui est devenu une vedette en incarnant Quasimodo dans la première mouture de «Notre-Dame de Paris», en 1998, a exprimé toute sa tristesse sur Twitter.

«Notre berceau parisien se consume... Ce pilier de la foi, de l’architecture et de l’inspiration de temps (sic) de gens, d’artistes, de siècles... C’est les cloches que je sonne pour la maison de mon Quasimodo. Je suis triste», a-t-il commenté.

 

«Ce joyau... en feu, quelle tristesse...», a pour sa part écrit Bruno Pelletier, jadis interprète de Gringoire, sur le même réseau social, en partageant un article de «The Guardian» relatant la tragédie.

 

Julie Zenatti, créatrice de Fleur-de-Lys dans la prestation originale de «Notre-Dame de Paris», a «retweeté» les mots de ses anciens collègues et publié une caricature évoquant l’événement. «Quelle tristesse», a-t-elle ajouté.

Alors que «Notre-Dame de Paris» revivait chez nous pour son 20e anniversaire, Luc Plamondon expliquait au «Journal de Montréal», en septembre dernier, que sa fresque scénique – d’après le classique de Victor Hugo, et mise en musique par Richard Cocciante –, avec ses 600 000 albums vendus et toujours présentée ailleurs sur le globe, était encore autant d’actualité.

«C’est un spectacle qui a très bien vieilli», s’enorgueillissait le célèbre auteur et parolier.

La première version de «Notre-Dame de Paris» avait été inaugurée le 16 septembre 1998, au Palais des congrès de Paris.

Depuis, la pièce a été traduite en neuf langues et vue par 11 millions de spectateurs dans une vingtaine de pays. La relecture québécoise mettant en vedette Daniel Lavoie, Richard Charest, Martin Giroux et Valérie Carpentier – applaudie par plus de 100 000 personnes dans la Belle Province en 2018 – reprendra l’affiche à Montréal du 12 au 15 août 2020.

Bruel catastrophé

Présentement de passage au Québec pour faire la promotion de son plus récent album, «Ce soir on sort», Patrick Bruel était pour sa part dans les studios de QUB radio, lundi midi, lorsqu’il a pris connaissance du drame qui frappait le mythique bâtiment.

Au micro de l’émission de Sophie Durocher, «On n’est pas obligé d’être d’accord», l’auteur-compositeur-interprète a réagi avec émotion, se disant «troublé».

«C’est épouvantable. J’imagine la détresse et la peine de toute une nation, et du monde entier, parce que c’est un symbole. C’est un site qui représente tellement de choses, à tellement d’égards», a déploré Patrick Bruel, qui ne pouvait détacher son regard des télévisions de QUB, où étaient retransmises des images du brasier.

«108 ans pour être construite, et dévastée en quelques minutes... C’est un symbole. Est-ce que la France avait besoin de ça en ce moment? Sûrement pas. [...] C’est un désastre», a continué le chanteur, qui qualifie Notre-Dame de Paris «d’un des chefs d’œuvre du monde».

«Je ne sais pas s’il est classé parmi les sept merveilles du monde, mais ça pourrait être dans les dix ou les quinze. Il y a quelque chose qui s’en va...»

L’incendie de l’édifice Notre-Dame de Paris, lequel a été érigé au 13e siècle, s’est déclaré en fin d’après-midi, lundi, selon les pompiers. Les flammes auraient pris naissance dans la toiture, «potentiellement» en raison de travaux de rénovation en cours. Environ 13 millions de touristes visitent chaque année cette institution.

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