/news/world

Les sédatifs moins efficaces chez les consommateurs de cannabis

TVA Nouvelles

Les personnes qui consomment régulièrement du cannabis auraient besoin de recevoir deux fois plus de sédation que les non-utilisateurs lors d’une intervention médicale le nécessitant.

L’étude effectuée à petite échelle a comparé trois médicaments : le fentanyl, le midazolam et le propofol, couramment utilisés lors des procédures endoscopiques, rapporte CNN.

Avec «l'augmentation continue de la légalisation et de l'utilisation du cannabis, le domaine de l'anesthésie et de la sédation nécessite des études plus approfondies», ont écrit les auteurs de l'étude, publiée lundi dans le Journal de l'American Osteopathic Association.

La popularité du cannabis est montée en flèche un peu partout dans le monde au cours des dernières années en raison des changements à la législation dans plusieurs États.

Aux États-Unis, entre 2007 et 2015, la consommation de cannabis a augmenté de 43%, soit près de 13,5% des adultes, selon un rapport des Nations unies.

Partout sur le globe, 183 millions de personnes consommeraient du cannabis, soit près de 4% de la population, selon les chiffres de 2015.

Pour l’étude, les scientifiques ont observé les dossiers de 250 patients qui ont reçu une intervention endoscopique entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017, au Community Hospital, à Grand Junction dans le Colorabdo. Cette étude est survenue plusieurs années après la légalisation du cannabis dans cet État américain, en 2012.

En comparant les utilisateurs, les chercheurs ont déterminé que les patients qui consommaient du cannabis de façon régulière, soit au moins une fois par jour ou par semaine, avaient besoin de 14% de plus de fentanyl, 20% de plus de midazolam afin d’obtenir une sédation efficace pour la procédure.

Par exemple, il a fallu en moyenne 13,83 milligrammes de propofol à 225 non-utilisateurs pour être anesthésiés, contre 44,81 milligrammes nécessaires en moyenne pour 25 consommateurs de cannabis, soit plus de 220% de la dose pour arriver au même résultat. 

Les auteurs de l'étude notent que certains sédatifs ont des effets secondaires et que plus la dose est élevée, plus la probabilité de problèmes est grande.

Selon les chercheurs, les patients doivent être questionnés sur leur consommation afin de mieux prévoir les anesthésies.

Dans la même catégorie