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Drame conjugal à La Tuque: parfois difficile de demander de l'aide dans les petites villes

Marie-Claude Paradis-Desfossés | TVA Nouvelles

Il est parfois difficile, particulièrement dans les petites communautés, de demander de l'aide lorsqu'on vit de la violence conjugale, a déploré une intervenante au lendemain du meurtre de Marie-Ève Naud à La Tuque.

La mort de la femme d'affaires et mère de deux enfants, possiblement tuée par son ex-conjoint qui se serait ensuite enlevé la vie, a semé la consternation à La Tuque lundi.

Au Québec, 23 % des homicides conjugaux impliquent un conjoint séparé ou divorcé. Les femmes sont de trois à quatre fois plus souvent victimes de meurtre conjugal que les hommes.

«Il y a souvent une escalade de la violence qui mène à un homicide conjugal», a expliqué Ginette Girard, coordonnatrice au Toit de l'Amitié de La Tuque, un organisme qui vient en aide aux femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Mme Girard affirme que c'est encore plus difficile de demander de l'aide dans un petit milieu comme La Tuque, où la population dépasse à peine 11 000 personnes. «Les femmes craignent de se faire reconnaître ou juger. [...] La violence, ce n'est pas toujours des coups, ça peut être un conjoint jaloux, possessif, contrôlant», a-t-elle dit.

L'intervenante a rappelé que, lorsqu'on a des doutes sur des situations en lien avec de la violence conjugale, physique ou psychologique, il ne faut pas hésiter à consulter. «C'est la meilleure façon de mettre en place un filet de sécurité», a mentionné Mme Girard.

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