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Élections fédérales: les conservateurs ont plus de candidats que les libéraux

Émilie Bergeron | Agence QMI

Quebec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

À six mois des prochaines élections fédérales, les libéraux de Justin Trudeau sont moins vite à nommer des candidats que les conservateurs pour briguer chaque circonscription, y compris au Québec.

En date de mardi, 31 candidatures avaient été officialisées pour défendre les couleurs du Parti libéral du Canada dans la province, qui compte 78 circonscriptions fédérales.

De leur côté, les conservateurs d’Andrew Scheer en sont à 55 candidatures cumulées. Dans l’ensemble du Canada, ils dépassent les 220 aspirants députés, contre près de 180 pour les libéraux.

«On voulait aller plus vite qu’aux dernières élections, où les candidats étaient nommés plus vers la fin, pour se donner tout le temps de faire le travail sur le terrain», a expliqué en entrevue le lieutenant des conservateurs pour le Québec, Alain Rayes.

Ce dernier, également député de Richmond-Arthabaska, promet des candidatures variées provenant autant du milieu sportif que municipal, économique et communautaire.

Les libéraux se défendent de leur côté d’être à la traîne par rapport à l’opposition officielle. «Les conservateurs imposent des candidats à leurs membres en les nommant alors que nous, on a des investitures ouvertes», a rétorqué le ministre du Patrimoine Pablo Rodriguez, qui copréside la campagne des libéraux pour le Québec.

Cette façon de faire est «beaucoup plus démocratique» et permet d’avoir les meilleures candidatures possible, a-t-il soutenu au bout du fil, alors qu’il s’apprêtait justement à prendre part à une investiture dans Beloeil-Chambly.

Ces critiques ont cependant été rejetées par le Parti conservateur. «Nous avons toujours fait des investitures libres et ouvertes dans chacune des circonscriptions, contrairement à ce que le ministre Rodriguez avance», a plaidé Benoît Plamondon, l'attaché de presse d'Alain Rayes, en dénonçant par courriel des affirmations «totalement fausses, gratuites et sans fondement».

Le Nouveau parti démocratique (NPD) arrive au quatrième rang dans les nominations de candidats au Québec, avec huit investis. Les verts ont une longueur d’avance avec 32 personnes confirmées. Le Bloc québécois compte pour sa part sept investis, bien que 15 au total aient été annoncés.

«Avoir un nom [de candidat] confirmé, si cette personne-là n’est pas présente sur le terrain, ça ne veut pas dire grand-chose», a fait valoir le chef adjoint du NPD Alexandre Boulerice.

Le député de Rosemont assure que les choses vont bon train sur le terrain et qu’il sent l’intérêt pour sa famille politique grandir depuis que son chef, Jagmeet Singh, a fait son entrée à la Chambre des Communes.

«Contrairement aux autres partis, où le chef peut nommer directement un candidat dans une circonscription, nous on est un mouvement démocratique. Il y a des règles à suivre [et] nos processus ont toujours été plus longs que ceux des autres partis», a-t-il ajouté.

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