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Nos lieux de culte sont-ils bien protégés?

TVA Nouvelles

L’incendie de la mythique cathédrale Notre-Dame de Paris, que l’on croyait indestructible, nous porte à réfléchir sur la protection de nos propres lieux de culte.

La basilique Notre-Dame, à Montréal, est l’une des églises les mieux protégées, indiquait à TVA Nouvelles Stéphane Corriveau, du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).

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Ce dernier rappelle qu’un important brasier a presque eu raison de la basilique, en décembre 1978. La reconstruction qui s’ensuivit, qui a duré cinq ans, a pris en compte les nouvelles normes en vigueur dans le bâtiment. L’imposant édifice est désormais équipé de nombreux gicleurs et d’un système d’alarme incendie.

Voyez dans la vidéo ci-haut l'entrevue avec Stéphane Corriveau, du Service de sécurité incendie de Montréal.

«Maintenant, le bâtiment est complètement remis aux normes et ça en fait une des églises les mieux protégées à Montréal», explique le chef de division aux interventions du SIM.

 

Autre endroit où les risques sont restreints: l’oratoire Saint-Joseph, un bâtiment incombustible avec son toit en béton recouvert de cuivre. «Ce qui brûlerait à l’oratoire, c’est vraiment ce qui est à l’intérieur», indique M. Corriveau.

«Ce qui brûle dans une église, c’est le toit, et le potentiel calorifique, ce sont vraiment les meubles», précise-t-il.

Il n’en demeure pas moins que tous les lieux de culte ne sont pas tous égaux devant les dangers. «Remettre toutes les églises aux normes, ça coûterait une fortune, alors tranquillement, lorsqu’il y a des événements comme ça, on les remet aux normes avec les règles d’aujourd’hui», rapporte Stéphane Corriveau. Il tient tout de même à se faire rassurant en disant que les incendies dans les lieux de culte sont un phénomène rare.

Commentant le travail des pompiers parisiens, il estime qu’ils ont fait «un super travail». «Ce sont des interventions auxquelles on n’est pas habitués, mais il faut y faire face, et je pense qu’ils ont relevé le défi»

 

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