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Transport en commun: pas question de remettre à Québec l’argent qui revient à Montréal

Elsa Iskander | Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’a aucune intention de céder à la ville de Québec, qui souhaite se doter d’un tramway, une partie de l’argent qu’elle reçoit du gouvernement fédéral pour financer le transport collectif.

«Il faudrait que Montréal soit d’accord pour laisser aller ces sommes-là et là-dessus vous comprendrez les projets sont nombreux, les besoins sont réels et j’ai bien l’intention d’utiliser toutes les sommes financières nécessaires pour faire aller de l’avant tous les projets dont nous avons besoin», a dit la mairesse, mardi, à la séance du conseil municipal.

Elle a fait valoir que ces sommes reviennent «de droit à Montréal», en raison de sa population et de l’achalandage des transports. «Sans l’accord de Montréal, ces fonds-là ne peuvent absolument pas être transférés d’aucune autre manière», a insisté Mme Plante.

«On veut bien qu’il y ait d’autres projets de transport collectif à travers la province, parce c’est vers là qu’il faut aller, mais il n’en demeure pas moins qu’à Montréal les fonds sont nécessaires. Et nous continuerons de militer, de faire en sorte que ces fonds restent à Montréal.»

La mairesse va d’ailleurs rencontrer le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, cette semaine.

Ottawa estime que l’argent pour financer un tramway à Québec serait au rendez-vous si la ville de Montréal acceptait de céder une partie du montant qu’elle reçoit du programme d’infrastructures fédéral, a rapporté «Le Journal de Québec». Ce programme est doté d’une enveloppe de plus de 5,2 milliards $.

Les municipalités peuvent puiser dans les sommes redistribuées par le gouvernement du Québec pour réaliser des projets de transport en commun. Certains critères sont pris en considération pour moduler le montant reçu, comme la population et l’achalandage. Ottawa voudrait assouplir les règles.

«On ne va pas tout simplement se priver des sommes parce que Québec en a besoin. On souhaite que Québec reçoive les montants nécessaires évidemment, mais c’est pas à Montréal de payer le prix», a aussi affirmé le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Lionel Perez.