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Legault répond à Jason Kenney: oui au gaz, non au pétrole

Charles Lecavalier | Le Journal de Québec

François Legault accepte à moitié la main tendue de l’Alberta: il se dit favorable à la construction d’un gazoduc qui traverserait le Québec, mais refuse tout nouveau projet d’oléoduc qui transporterait du pétrole de l’Ouest.  

«On est ouvert à un gazoduc qui vient de l’Alberta. Mais en ce moment, les partis au Québec sont unanimes : il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un nouveau pipeline», a martelé François Legault mercredi lors d’une mêlée de presse avant le début des travaux parlementaires.  

M. Legault répondait directement au premier ministre désigné de l’Alberta, Jason Kenney, qui s’est adressé en français aux Québécois mardi soir, dans son discours de victoire. «Alors que l'Alberta souffre, nous devons travailler ensemble. Si le Québec et les autres provinces veulent bénéficier de transferts massifs [...] ils doivent être nos partenaires pour nous aider à développer nos ressources et à les expédier sur les marchés internationaux», a-t-il martelé.  

Le premier ministre Legault convient que l’économie albertaine souffre d’une chute du prix du pétrole, mais n’a pas l’intention d’accepter un nouvel oléoduc. Fait nouveau toutefois : il appuie maintenant directement GNL Québec.  

Cet imposant projet de 750 kilomètres partirait du nord de l’Ontario, traverserait l’Abitibi, la Haute-Mauricie ainsi que le Lac-Saint-Jean terminerait son parcours à Saguenay. Ce gaz serait ensuite liquéfié dans une usine et exporté par bateau. «C’est un projet très important entre l’Alberta et le Québec», a soutenu M. Legault.  

Le gazoduc se rendrait jusqu’au second projet, celui de l'usine de gaz liquéfié Énergie Saguenay. Celle-ci serait construite à La Baie.  

«C’est un projet de plus de 10 milliards. Un gazoduc si jamais il y a une fuite c’est beaucoup moins dangereux que le pétrole parce que ça s’évapore. C’est un dossier qui est important pour l’Alberta et pour le Québec»,  

En décembre dernier, François Legault avait causé la commotion en Alberta en déclarant que le Québec n’était pas intéressé par son «énergie sale». M. Legault n’a pas souhaité reprendre ces propos.  

En chambre, M. Legault a soutenu que le projet de GNL Québec pourrait aider la planète à réduire ses émissions de GES puisque ce gaz naturel remplacerait de vieilles centrales au charbon.

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