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Trois ans pour un pédophile qui voulait passer par l’hôpital

Nicolas Saillant | Journal de Québec

Le Journal de Québec

Souhaitant d’abord retarder sa peine de plusieurs mois, afin de subir une intervention chirurgicale au cœur, un pédophile de Saint-Antoine-de-Tilly s’est plutôt fait montrer le chemin du pénitencier pour trois ans.

À l’étape de la sentence, Yvon Leclerc s’est présenté devant la juge Johanne Roy en demandant une remise de celle-ci jusqu’en juillet, afin de pouvoir subir une opération au cœur avant de prendre le chemin des cellules.

Se questionnant sur « l’urgence » d’une telle opération, la juge s’est inquiétée de ne pas avoir d’expertise du médecin pour justifier le report de la peine.

Après une courte réflexion, la juge Roy a donc plutôt décidé de sentencier l’homme de 79 ans qui a commis des agressions sexuelles sur quatre membres de son entourage à différents moments, entre les années 80 et 2010.

Quatre victimes

Vers 2011, sur une victime alors âgée de 14 ans, Leclerc profitait de différents moments où ils étaient seuls, par exemple dans la piscine, pour insérer ses mains entre les jambes de sa proie, sous ses vêtements.

Aussi, alors qu’il rangeait un vélo dans le garage, il a demandé à sa victime d’enlever ses vêtements.

Puisqu’elle a refusé, l’accusé a lui-même retiré ses vêtements, afin de lui faire un cunnilingus.

« Coup monté »

Dans les années 80, des gestes d’agression ont été posés sur trois autres victimes.

Dans ces cas, Yvon Leclerc a d’abord refusé de reconnaître les gestes, affirmant qu’il s’agissait d’un « coup monté ».

Les gestes se sont pourtant produits à plusieurs reprises pour deux de ces victimes, qui avaient de 6 à 11 ans à l’époque.

Leclerc les agressait en leur touchant les parties génitales à différentes occasions.

S’il a admis les gestes pour la première victime en avouant son attirance pour elle, ce n’est que par défaut, en étant placé au pied du mur, qu’il a finalement reconnu les attouchements sur les trois autres femmes, tout en affirmant ne pas s’en souvenir.

Leclerc a tout de même manifesté de la honte et s’est excusé. Il s’est dit conscient « de devoir payer le prix pour ses actions inadéquates ».

La défense a donc demandé une peine de six mois pour les crimes, ce à quoi la juge n’a pas acquiescé.

Aucune peine ne pourra avoir d’équivalent avec la peine causée, a dit la juge, qui a opté pour une peine de pénitencier de trois ans pour l’homme de 79 ans, qui n’avait aucun antécédent judiciaire.