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Après Notre-Dame, Macron donne un nouveau rendez-vous aux Français jeudi

Agence France-Presse

Après la trêve politique imposée par l'incendie de Notre-Dame, le président Emmanuel Macron se prépare à défendre face aux Français jeudi prochain ses réponses à la grogne sociale qui agite le pays, déjà en bonne partie dévoilée par les médias.

Le palais présidentiel de l'Élysée a annoncé vendredi que le chef de l'État tiendrait une conférence de presse jeudi à 16H00 GMT.

Selon un communiqué, «le président de la République s'exprimera à l'issue du Grand débat national», vaste concertation lancée pour répondre à la fronde sociale et fiscale des Gilets jaunes, qui manifestent tous les samedis depuis mi-novembre.

Ce face-à-face avec les journalistes, le premier du quinquennat, remplacera deux rendez-vous médiatiques prévus lundi et mercredi derniers pour lancer une nouvelle étape du quinquennat et mettre fin à la crise des «gilets jaunes» qui perturbe l'action du gouvernement.

Le scénario initial a été chamboulé lundi en début de soirée, à la dernière minute, lorsque les flammes ont commencé à dévaster la cathédrale de Paris.

Cette catastrophe a ouvert une drôle de semaine pour le chef de l'État, qui s'est aussitôt rendu sur les lieux, a présidé un conseil des ministres spécial, a rendu hommage aux pompiers et a annoncé que Notre-Dame serait reconstruite en cinq ans, une ambition qui ne fait pas l'unanimité.

Mais les annonces sur le grand débat qu'il devait faire lundi soir ont fuité le lendemain dans les médias, annihilant ainsi l'effet de surprise escompté.

De ce fait, Emmanuel Macron a été contraint de revoir sa communication. «Tout est susceptible d'être amélioré et approfondi», souligne l'entourage du président de la République. «Certaines annonces ne seront pas modifiées, comme celles sur la baisse des impôts (ou) la réindexation des petites retraites (...). Pour le reste, rien n'interdit de les compléter ou d'en ajouter».

L'exécutif passe samedi un nouveau test cinq mois après le début du mouvement social. Plus de 60 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la 23e manifestation des «gilets jaunes», avec la crainte de nouvelles violences de la part des casseurs, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.