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Déclin du nombre de femmes à la tête des provinces: «il n’y a pas qu’une seule cause», dit la sénatrice Julie Miville-Dechêne

Michael Labranche | Agence QMI

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Joël Lemay / Agence QMI

La sénatrice Julie Miville-Dechêne affirme que le déclin du nombre de femmes à la tête des provinces canadiennes ne s’explique pas par une seule cause, mais par plusieurs facteurs communs auxquels la gent féminine doit faire face en politique.

Mme Miville-Dechêne a tenu ces propos alors qu’elle était en entrevue avec Mario Dumont, vendredi, à QUB radio.

Dans les cinq dernières années, les provinces canadiennes sont passées de cinq femmes première ministre à aucune. Mardi dernier, Rachel Notley, qui était première ministre de l’Alberta, a été battue aux élections par Jason Kenney du Parti conservateur uni.

Même si ça a été le cas pour l’ex-première ministre du Québec Pauline Marois, Mme Miville Dechêne indique qu’on ne peut pas dire que «toutes ces femmes-là ont pris des partis en état de décomposition et donc qu’elles ont été battues».

Elle ajoute également qu’aucun sondage ne démontre que les électeurs discriminent intentionnellement les femmes au moment du vote.

«La situation maintenant est beaucoup plus compliquée que ça», a-t-elle laissé tomber.

La sénatrice a déclaré qu’en général les femmes ont plus de «difficulté au pouvoir parce qu’il y a toujours ce double standard. C’est-à-dire qu’on les examine plus non seulement sur le plan de l’apparence, mais de ce qu’elles font».

Elle a donné l’exemple de Valérie Plante et les commentaires haineux et les insultes qu’elle reçoit sur les réseaux sociaux.

Mme Miville-Déchêne a également fait référence aux témoignages de femmes premières ministres ayant indiqué avoir été «critiquées, attaquées sur des bases qui n’étaient pas nécessairement des bases politiques».

Pour la sénatrice, ce déclin du nombre de premières ministres veut dire «qu’il n’y a jamais rien qui est acquis pour les femmes en politique» et elles «ont le droit à l’échec, tout comme les hommes».