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Faut-il obliger les assureurs à couvrir les dommages liés aux inondations?

TVA Nouvelles 

Au Québec, il est quasi impossible d’inclure les dommages liés aux inondations dans sa couverture d’assurance habitation. Le gouvernement doit ainsi dépenser des millions de dollars pour indemniser ses citoyens à la suite de catastrophes naturelles. Alors que celles-ci se font plus fréquentes, la province pourrait s’inspirer du modèle européen pour trouver une solution.

En Europe, les assureurs sont obligés d’inclure une protection contre les dégâts liés aux inondations, au même titre que le feu, pour éviter que l’État n’absorbe le coût des dégâts causés par des catastrophes naturelles.

Le courtier en assurances Louis Cyr appelle les pouvoirs publics à réagir et à réformer le système actuel.

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«Tout le monde serait assuré, mais il faut prévoir que l’établissement de cette nouvelle protection à un coût, à pourcentage égal pour tout le monde dans la société. Et comme tout le monde l’achète, le coût pour chacun est beaucoup plus faible. C’est donc la façon la moins coûteuse, individuellement parlant, de protéger tout le monde», affirme Louis Cyr.

Certaines estimations indiquent que les polices d’assurance coûteraient alors de 8 % à 10 % plus cher.

 

Des centaines de millions

Les citoyens verraient leur cotisation augmenter, mais le gouvernement pourrait ainsi économiser des centaines de millions.

Par exemple, 900 millions de dollars en indemnisations ont dû être versés en 1996 à la suite des inondations au Saguenay. En 2011, 80 millions de dollars avaient été dépensés pour venir en aide aux quelque 4000 sinistrés de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu. En 2017, les inondations dans plusieurs régions ont fait grimper la note à 377 millions $. L’année 2019 pourrait elle aussi être catastrophique.

Le gouvernement Legault s’est dit ouvert à évaluer cette piste de solution.

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