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Pas de service de garde pour son fils autiste de 8 ans

TVA Nouvelles

Une mère de famille de Saint-Sulpice, dans Lanaudière, ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. C’est que son fils autiste de 8 ans, bien qu’il fréquente une école spécialisée, n’a maintenant plus accès à aucun service de garde.

«On se sent coincé. On sent qu’on a le choix d’arrêter de travailler ou c’est le placement», a lancé Julie Guénette, la maman du petit Aymeric. La mère de famille ne souhaite pas du tout quitter son emploi, mais elle ne sait plus quoi faire pour régler cette situation.

Aymeric, 8 ans, est un enfant autiste léger qui souffre d’épilepsie, de déficience légère, et d’un TDAH avec impulsivité et provocation.

L’enfant fréquentait depuis trois ans le service de garde de son école de quartier. Puis, il y a quelques mois, Mme Guénette a transféré son garçon vers une école spécialisée de Repentigny pour lui permettre d’avoir accès à plus de services. Mais après avoir fait appel à différentes ressources, la Commission scolaire des Affluents a renvoyé Aymeric de tout service de garde en raison de son comportement difficile.

«On a mis tous les services en place, on a même développé un service 1-1 (un intervenant par élève), on a fait du 2-1. On s’est rendu compte, en bout de ligne, que ces services-là ne répondaient pas à l’enfant», a expliqué Éric Ladouceur, coordonnateur aux communications à la Commission scolaire des Affluents.

Selon la commission scolaire, le constat de tous ses efforts était clair : leurs services ne répondaient vraiment plus aux besoins de l’enfant, et même, les services empiraient la scolarisation du garçon.

Selon M. Ladouceur, le cas du petit Aymeric doit être transféré au ministère de la Santé et des Services sociaux. La Commission scolaire des Affluents a assuré à TVA Nouvelles avoir fourni à Julie Guénette toute l’aide nécessaire pour faire le pont avec les ressources gouvernementales.

«J’ai parlé au ministère de la Famille, ils m’ont renvoyé au ministère de l’Éducation, qui eux m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas se prononcer parce qu’ils n’ont pas la version de la commission scolaire», a toutefois déclaré Mme Guénette à TVA Nouvelles.

Pour l’instant, à la suite d’un appel à l’aide sur Facebook, Julie Guénette reçoit de l’aide d’une dame pour superviser Aymeric durant les heures où il devrait fréquenter un service de garde. Mais cette solution est temporaire et la maman souhaite qu’une alternative soit trouvée pour son fils.

«C’est un stress tous les jours de savoir si ça ne marchera pas et qu’on va devoir venir le chercher quand on est au travail», a précisé la mère de famille.

Julie Guénette demande aux parents qui vivraient la même situation qu’elle de la dénoncer au gouvernement pour que les choses changent.

«Je sais que plusieurs parents vont s’identifier à moi parce que je ne suis pas la seule à vivre ça. Il manque de ressources», a conclu la mère de famille, à bout de souffle.

La Commission scolaire des Affluents a assuré à TVA Nouvelles qu’Aymeric pourra réintégrer son service de garde si son comportement s’améliore.