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Trudeau de nouveau interpellé sur l'interdiction des armes d’assaut

Étienne Paré | Agence QMI

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Des étudiants ont manifesté vendredi matin devant le bureau de Justin Trudeau à Montréal pour réclamer une interdiction des fusils d’assaut.

Le mouvement «Pas ici», auquel adhère une vingtaine d’associations étudiantes à travers le pays, souhaite que le Canada imite la Nouvelle-Zélande en interdisant complètement la vente de fusils d’assaut. Les autorités néo-zélandaises ont mis en place cette politique à la suite de la tuerie dans deux mosquées de Christchurch qui a coûté la vie à 50 personnes, le 15 mars dernier.

Rappelons qu’Alexandre Bissonnette s’était aussi servi d’une arme de ce type pour commettre le massacre à la grande mosquée de Québec en janvier 2017.

Déjà lors de la campagne électorale de 2015, les libéraux avaient promis de bannir les fusils d’assaut, responsables également des tueries de Polytechnique, de Dawson et de Moncton.

Joint vendredi par l’Agence QMI, le bureau du ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a indiqué être toujours en réflexion à la suite des consultations qui se sont tenues tout au long de la dernière année. Celles-ci portaient non seulement sur l’interdiction des fusils d’assaut, mais aussi sur celle des armes de poing.

Le gouvernement refuse toutefois de s’engager à déposer un projet de loi, ce qui fait douter les porte-paroles de la manifestation sur la volonté réelle d’Ottawa à agir dans le dossier.

«Les étudiants et étudiantes sont profondément préoccupés par l’inaction du Parti libéral du Canada en matière de contrôle des armes à feu», ont-ils fait savoir par communiqué de presse.

«Pas ici» espère aussi convaincre le gouvernement Trudeau de rejeter les amendements proposés par le Sénat au projet de loi C-71 visant à resserrer les règles pour l’obtention de permis d’armes à feu.

À l’origine, le projet de loi permettait notamment de vérifier les antécédents d’une personne demandant un permis sur toute sa vie. Le comité sénatorial a réduit cette période à cinq ans.

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