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Diane Tell : l’inspiration en Suisse

François Hamel

 - Agence QMI

PHILIPPE-OLIVIER CONTANT/AGENCE QMI

Diane Tell figure parmi les nombreuses têtes d’affiche de la 31e édition des Francos de Montréal. Riche d’une carrière de plus de 40 ans, l’autrice-compositrice-interprète qui s’est établie en Suisse vit maintenant en solo.

Vous préparez un nouvel album. Pour quand sa sortie est-elle prévue?

Pour septembre prochain. Pour l’instant, il s’intitule «Haïku», ce qui fait référence à une forme poétique japonaise spécifique.

En signez-vous tous les textes et toutes les musiques?

Non, seulement certains titres. Fred Fortin, qui réalise l’album, a aussi écrit les paroles et les musiques de trois chansons. C’est donc mon univers et le sien qui se croisent. Depuis 10 ans, je travaille aussi avec Serge Fortin, et nous avons signé quelques chansons ensemble. Alain Dessureault, un poète abitibien, m’a lui aussi écrit un texte. Puis Slobodan Despot, un poète suisse d’origine serbe, en signe trois de son côté, que j’ai mis en musique.

Votre ancien amoureux, qui est un épicier de Biarritz, fait-il encore partie de votre univers?

Un peu, parce que moi, je ne me fâche avec personne (ils sont maintenant divorcés, NDLR.)


Où vivez-vous?

Depuis trois ans, je vis dans les montagnes en Suisse, dans un chalet en altitude dans le canton du Valais. C’est là que j’ai écrit mon album, mais il a été enregistré à Montréal.

Pourquoi avez-vous choisi d’habiter ce pays?

C’est un rêve d’enfant. Quand j’étais petite, je voulais être skieuse professionnelle. L’Abitibi n’était pas le lieu idéal pour assouvir ce désir! J’adorais le ski, mais je n’ai aucun sens de la compétition. La Suisse représentait pour moi
le paradis. À 14 ans, j’ai acheté un billet d’avion pour la Suisse avec mes économies. Mais ma mère m’a fait revendre mon billet.


Vous vivez seule, mais y a-t-il tout de même un possible nouvel amour à l’horizon?

Il y a beaucoup de candidats. J’ai trop de choix! (sourire) Je n’ai pas beaucoup de temps pour les histoires d’amour et je suis vieux jeu. Ma mère disait: «Tu n’appelles pas les gars. Tu attends qu’ils t’appellent.»

Diane Tell offrira un spectacle à la Cinquième Salle de la Place des Arts le 14 juin, à 20 h 30, dans le cadre des Francos de Montréal.