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La légalisation du cannabis n’a pas changé leurs habitudes

Amélie St-Yves | Agence QMI

Plusieurs amateurs de la substance rencontrés à un rassemblement montréalais célébrant le cannabis ont avoué qu’ils n’ont pas laissé tomber leurs revendeurs illicites.

Le rassemblement «4/20» (pour 20 avril), a réuni plusieurs centaines d’adeptes de cannabis au pied du mont Royal, samedi. La fumée des joints bien était visible au-dessus de la foule et l’odeur se propageait sur l’avenue du Parc.

L’événement avait une teneur particulière cette année, puisque c’est la première fois qu’il était célébré en toute légalité, depuis la légalisation du cannabis en octobre dernier.

«On a une paix d’esprit. C’est juste rassurant de savoir que ce qu’on fait, c’est agréable, mais en même temps, c’est légal. Je trouve ça beaucoup mieux de même», a dit Roumi Mandjee.

SQDC

La plupart des consommateurs rencontrés sur place n’ont pas complètement laissé tomber leur revendeur habituel, mais ont tout de même commencé à faire des achats à la Société québécoise du cannabis (SQDC).

«Ça dépend si c’est ouvert, ça dépend aussi de ce qu’ils ont. Pendant très longtemps, il manquait beaucoup de choses dans les rayons. Ils n’avaient pas beaucoup de choix», a dit Aziz Zahar.

Martin Roy a aussi testé la SQDC quand le cannabis est devenu légal.

«Disons que c’est assez difficile d’en avoir [du cannabis], étant donné que ce n’est qu’ouvert 3 ou 4 jours par semaine. En fait, c’est toujours plus facile d’appeler un dealer qui vient directement chez soi que de se déplacer pour aller acheter sur les tablettes», a-t-il dit.

«Il y a trois magasins à Montréal, c’est un peu ridicule, on est quand même une grosse ville», a ajouté un homme qui voulait rester anonyme.

Les consommateurs interrogés ont affirmé que la quantité de cannabis qu’ils fument n’a pas augmenté ou diminué dans la dernière année.