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Oubliée par le bon Dieu!

Alex Drouin | Collaboration spéciale

Une femme de la Beauce soufflera les 104 bougies de son gâteau d’anniversaire le 30 mai grâce à une vie sans excès et à une hérédité enviable.

« Je ne me casse pas la tête avec rien », lance Blandine Veilleux lorsque Le Journal lui a demandé le secret de sa longévité.

Son fils Louison, 66 ans, qui l’accompagnait lors de l’entrevue, a ajouté qu’il n’avait jamais vu sa mère commettre le moindre excès dans sa vie.

« Elle n’a jamais fumé ni bu trop d’alcool et ne mangeait presque pas de chocolat », a-t-il ajouté avec humour.

Il faut dire que Mme Veilleux semble également avoir hérité d’une bonne génétique puisque sa mère est décédée à 99 ans et que trois de ses sœurs se sont éteintes à plus de 90 ans, dont la petite dernière à 96.

Blandine Veilleux a passé 10 ans de sa vie à travailler dans une usine de chaussures avant de se consacrer à ses cinq enfants. Elle conserve des souvenirs bien précis de la Première Guerre mondiale, bien qu’elle ait été une enfant à l’époque.

« Toutes les personnes de notre rang se rendaient tous les soirs en haut de la colline où il y avait une croix blanche pour prier et souhaiter que la guerre se termine », raconte celle qui avait quatre ans lorsque la guerre s’est terminée en 1918.

Toujours chez elle

« Je me souviens qu’un homme de notre village était revenu quelques jours plus tard nous dire qu’il avait perdu sa job [parce que la guerre était finie] », poursuit la dame au regard espiègle.

Malgré ses 103 ans, l’aînée continue de prendre soin de ses enfants et fait régulièrement à dîner pour ceux-ci puisqu’elle demeure encore chez elle à Saint-Georges.

Pendant la journée, elle regarde la télé, joue aux cartes, fait du ménage et écoute la messe à la radio de temps en temps.

Faire ses tâches est juste plus long.

« Ce qui me prenait cinq minutes à faire avant m’en demande maintenant 20 », avoue-t-elle, sourire en coin.

Oubliée par le bon Dieu

Certes, elle est heureuse de pouvoir voir grandir ses enfants, mais également ses quatre petits-enfants et ses cinq arrière-petits-enfants.

« Pour moi, le bon Dieu m’a oubliée! » lance-t-elle.

« Je préfère être placée en haut plutôt que dans un hôpital ou une résidence. En haut, il y a de la place pour tout le monde », conclut la dame solennellement.