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L’armée attend le signal pour déployer plus d'effectifs

Arnaud Koenig-Soutière | Journal de Québec

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Alors que bénévoles et sinistrés se serrent les coudes jusqu’à l’épuisement pour remplir des sacs de sable afin de protéger des quartiers entiers, les Forces armées canadiennes n’attendent que le signal du gouvernement du Québec pour déployer plus d’effectifs sur le terrain.

Hier, quelque 1050 militaires étaient à pied d’œuvre dans 31 municipalités en état d’urgence à travers le territoire québécois.

Malgré cette aide salutaire, plusieurs ne fournissent plus devant la montée des eaux, comme à L’Île-Bizard, dans l’ouest de Montréal, où une cinquantaine de bénévoles remplissaient des poches de sable samedi. Le maire d’arrondissement, Normand Marinacci, évaluait alors les besoins au double.

Sans compter qu’avec le retour au boulot ce matin, les bénévoles risquent de se faire plus rares.

Or, les Forces armées canadiennes sont prêtes à intervenir davantage et aussi longtemps qu’il le faut, assure le capitaine de frégate Mathieu Leroux, commandant de l’élément maritime des opérations de support aux autorités civiles.

«Avec les tâches qu’on a, on a le bon ratio de personnes. S’il y avait plus de tâches, il y aurait des gens disponibles pour venir en renfort», assure le capitaine Leroux, en soulignant la « flexibilité » des ressources présentement déployées.

«Pour l’instant, notre mission de base est de sauver des vies et de sauvegarder les infrastructures critiques des municipalités. Ça se limite beaucoup autour de ça, ajoute-t-il. Je ne peux pas m’avancer pour la phase de nettoyage, mais on sera là aussi longtemps qu’on aura besoin des Forces canadiennes.»

«Aucune gêne»

Pour obtenir une intervention, les municipalités doivent faire part de leurs besoins au ministère de la Sécurité publique, qui s’occupe ensuite d’affecter les autorités d’urgence aux endroits jugés nécessaires. Le porte-parole de la Sécurité publique, Éric Houde, estime que les besoins sur le terrain sont comblés «pour l’instant».

«On n’a pas eu de nouvelles comme quoi on avait du monde de plus, dit-il. Si on en a besoin, les autorités militaires ont dit qu’elles allaient participer. Mme [Geneviève] Guilbault a dit qu’elle n’avait aucune gêne à demander du monde de plus au besoin.»

Le cabinet de la ministre Guilbault a indiqué au Journal que des effectifs postés dans des unités de réserve étaient « prêts » et disponibles pour se déplacer dès que leur présence serait demandée.

Néanmoins, ni le ministère ni l’armée n’ont laissé entrevoir un déploiement supplémentaire d’ici les prochains jours.

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