/news/society

1300 résidences privées pour ainés toujours sans gicleurs

Andréanne Larouche

 - Agence QMI

Plus de cinq ans après la tragédie de L'Isle-Verte, environ 1300 résidences privées pour ainés ne sont toujours pas équipées de gicleurs, a admis mardi la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui promet de faire bouger les choses.

Toutes les résidences pour ainés de la province devront être munies de gicleurs d'ici décembre 2020. Or, certaines trainent de la patte dans ce dossier, a reconnu Mme Blais, qui constate que l'installation des dispositifs pose problème.

«Sur les gicleurs, on s’est rendu compte que le programme a été beaucoup trop lourd, particulièrement pour les plus petites résidences», a affirmé Marguerite Blais en marge d'une rencontre réunissant une vingtaine de propriétaires de résidences pour ainés à Saint-Bruno, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Très bientôt, nous allons annoncer quelque chose qui va certainement satisfaire tout le monde. Les fils sont en train d’être attachés avec le Conseil du trésor. Ne vous inquiétez pas», a assuré la ministre.

Crainte de fermeture

Plus tôt dans la journée, plusieurs propriétaires avaient confié à TVA Nouvelles craindre que leur résidence soit fermée, puisqu'ils n'arrivent pas à assumer les coûts importants reliés à l’installation des gicleurs.

«C’est l’incertitude, a exprimé la propriétaire de la résidence Le Brunois à Saint-Bruno, Mona Friolet. On est toujours stressés. Qu’est-ce qu’ils vont décider? Est-ce qu’ils vont nous fermer?»

Un programme gouvernemental d’aide financière est déjà à la disposition des propriétaires de résidences pour aînés. Or, les subventions sont loin de couvrir l'ensemble des coûts pour les travaux demandés.

«Moi, j’avais droit à 117 000 $ pour payer 383 000 $. Comment je paie le reste? Je ne peux pas non plus augmenter mes logements impunément», a dénoncé le propriétaire la résidence la Villa des Sapins à Saint-Félicien.

De plus, les subventions ne sont pas versées au moment des travaux, mais plutôt dans les cinq années suivantes. Il est impossible pour les petites résidences d'emprunter de telles sommes à la banque en attendant l'aide du gouvernement.