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Un groupe québécois intéressé par Transat, confie le ministre Pierre Fitzgibbon

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Un «groupe québécois» possiblement intéressé par le voyagiste Transat s'est entretenu mercredi avec le ministre Pierre Fitzgibbon.

«J’ai eu un appel ce matin avec un groupe québécois qui travaille dessus depuis quelques temps et qui est prêt à le regarder, des gens en fait qui n’ont pas besoin de nous autres nécessairement, mais je me suis offert disponible pour les aider», a confié le ministre de l’Économie, qui a toutefois refusé de donner des noms.

Plusieurs transporteurs pourraient également être intéressés à faire l’acquisition de Transat, qu’on pense à Westjet, Sunwing ou Air Canada.

«Les Québécois aiment Air transat»

Pierre Fitzgibbon est préoccupé par la possibilité qu’un concurrent avale le voyagiste québécois. Selon lui, si Air transat est capable de survivre en tant qu’entreprise indépendante, il faut prioriser cette voie.

«Est-ce qu’Air transat, séparément, peu survivre, faire de l’argent, contribuer aux employés et aux actionnaires ? Si la réponse est oui, il faut les protéger, ici au Québec, a-t-il insisté, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale. Les Québécois aiment Air transat».

Si jamais le transporteur Air Canada avait de l’intérêt pour Transat, le bureau de la concurrence devrait s’en mêler, convient le ministre.

Prudence, demande QS

François Legault, qui a cofondé Air transat en 1987, n’a pas caché mardi que ce dossier est très émotif pour lui.

Comment voit-il un éventuel intérêt d’Air Canada pour son ancienne entreprise ? «J’ai dit hier que je veux être prudent, j’ai déjà été un gros compétiteur d’Air Canada quand j’étais chez Air transat, donc je laisse ça à Pierre Fitzgibbon. On va regarder toutes les possibilités, mais la priorité, c’est de tout faire pour garder le siège social au Québec», a dit le premier ministre.

Cette proximité entre François Legault et la compagnie aérienne québécoise ne doit toutefois pas influencer la décision d’affaires qui viendra, prévient le député solidaire Vincent Marissal.

Fitzgibbon s'est «garroché devant les kodaks»

Québec solidaire souhaite que Transat demeure «un fleuron québécois», mais également que le gouvernement caquiste gère prudemment ce dossier.

«Ce que je constate, hier, c'est que le ministre de l'Économie s'est garroché un peu vite devant les kodaks, et il a envoyé tous les signaux que le gouvernement allait intervenir. Est-ce qu'il a fait monter les enchères? Possiblement. Il y a des chroniqueurs économiques, ce matin, qui disent que l'action a grimpé, évidemment, soudainement. Tant mieux pour les investisseurs. Mais, que le gouvernement prenne le temps de faire ça dans les règles de l'art, dans l'ordre», estime M. Marissal.

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