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DPJ: des milliers de jeunes attendent d’être évalués

TVA Nouvelles

La mort d’une fillette de Granby dans d’horribles circonstances ébranle le Québec en entier et a pour effet de braquer de nouveau les projecteurs sur le rôle et le fonctionnement de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Le journaliste de TVA Nouvelles Harold Gagné couvre le dossier de la DPJ depuis une vingtaine d’années. Auteur d’un livre sur le sujet, il est venu faire un bref portrait de la situation au TVA 18h avec Pierre Bruneau.

Le problème n’est pas nouveau, mais il n’est malheureusement pas près de se régler: il y a des milliers de jeunes qui sont sur des listes d’attente avant de pouvoir être évalués actuellement au Québec.

Dans l’ensemble de la province, le nombre de signalements reçus a augmenté de 5% en un an, passant de 96 000 en 2017-2018 à 107 076 en 2018-2019. Et sur les 96 000 signalements reçus l’an dernier, soit une moyenne de 263 par jour, 39 000 ont été retenus.

 

Les plus récents chiffres disponibles, en provenance du bureau du ministère de la Santé, font état de 3337 jeunes qui sont en attente d'évaluation. Dans la plupart des cas, il s’agit de violence physique, de négligence ou de mauvais traitements psychologiques.

Autrefois des entités en soi, les différentes DPJ régionales relèvent maintenant des CISS (Centres intégrés de santé et de services sociaux) et des CIUSS (Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux).

La Montérégie est la région du Québec aux prises avec le plus de difficultés avec plus de 500 dossiers en attente d’évaluation.

 

Pour Montréal, qui ne se porte pas trop mal compte tenu de sa taille relative, on enregistre 10 789 signalements et 299 jeunes en attente d’évaluation. Du personnel est en cours d’embauche dans la région, notamment 13 intervenants qui vont bientôt commencer leur travail.

 

Les syndicats des employés oeuvrant à la DPJ demandent prioritairement davantage de formation pour les nouveaux intervenants.