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«Je l’ai accompagnée, elle a été débranchée dans mes bras»

TVA Nouvelles

La mère de l’enfant de 7 ans martyrisée à Granby apprécie le soutien que le public lui manifeste à la suite des terribles événements qui ont coûté la vie à sa fille.

«Dans le fond, je suis contente que le monde se déplace pour ma fille alors que [sa situation] avait été cachée et ignorée pendant je ne sais combien de temps», témoigne la femme à Denis Lévesque, qui s’est aussi rendu sur place en Montérégie.

Après avoir été informée que sa fille se trouvait entre la vie et la mort à l’hôpital, elle s’y est précipitée en compagnie de son ex-belle-mère, la grand-mère paternelle de la fillette.

«Je l’ai accompagnée, elle a été débranchée dans mes bras, je l’ai gardée dans mes bras. Elle est partie vraiment dans mes bras, j’ai attendu que le cœur arrête de battre.»

Celle qui, la veille, critiquait sévèrement la DPJ, a aussi expliqué à l'animateur de LCN pourquoi on lui avait retiré sa fille à la naissance.

«Ma fille voulait sortir à 32 semaines de grossesse. Je suis montée à l’urgence de Granby. Ils ne voulaient pas que j’accouche, car c’était trop prématurément. J’avais perdu mes eaux et malgré les produits qu’ils m’ont donnés pour l’empêcher, j’avais du travail et je souffrais.»

Son séjour à l’hôpital s’est prolongé d'une semaine et, après «52 heures de grosses contractions, j’ai dit une phrase qu’il ne fallait pas [que je dise]. Puis, je me suis excusée après que la contraction est passée, j’ai dit que j’étais vraiment désolée et que je ne ferais jamais mal à ma fille. La docteure a eu peur et a fait un signalement à la DPJ».

Aux gens qui lui reprochent de ne pas s’être occupée de son enfant bien avant le drame, elle répond que ceux-ci ne «savent rien et ne peuvent pas inventer» la réalité. «S’ils veulent perdre leur temps, qu’ils le perdre! Moi, je sais que j’ai la garde de mes enfants, que je n’ai pas de DPJ et que mes enfants, en ce moment, ne sont pas dans le coma dans un hôpital.»

Elle n’avait pas vu sa fille de 7 ans, dont le père avait la garde avec sa conjointe, depuis un an parce que la petite «avait des idées suicidaires et avait peur que je l’abandonne». La mère avance de plus que sa fille avait été «mise sur les antidépresseurs» et qu’on lui avait enlevé tout droit de contact avec celle-ci.

Bien qu’elle ait vécu l’enfer avant sa mort, la fillette a tout le même eu le temps de vivre de bons moments, insiste sa mère. «Ma fille, jusqu’à ses 48 mois, elle a eu une vie magnifique. Avec moi à ses côtés et sa grand-mère. Aussitôt qu’elle a été chez son père, sa vie a changé...»

Malgré le drame qu’elle traverse, elle garde espoir que le système va, un jour, changer pour le mieux.

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