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Inondations: une bouffée d’air pour Gatineau

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

MARC DESROSIERS/AGENCE QMI

Le niveau de l’eau est descendu d’une dizaine de centimètres depuis jeudi à Gatineau, ce qui permet à la Ville et aux sinistrés de respirer un peu, même si la décrue s’annonce lente.

«C’est une bouffée d’air, a souligné le directeur des communications de Gatineau, Jean Boileau. On ne baisse pas la garde, on continue à faire la veille, mais déjà on sait que la hausse du niveau supérieur [aux inondations de] 2017 est déjà atteinte.»

De façon générale, pour l’ensemble des secteurs touchés, l’eau s’est abaissée d’environ 10 centimètres dans les 24 dernières heures, a-t-il précisé, vendredi, ne pouvant dire pour le moment dans combien de temps l’eau se retirerait complètement.

«On invite la population à conserver les barricades et les sacs de sable en place au cas où une autre crue arrive», a indiqué M. Boileau.

Selon les dernières données de la Ville, 1936 personnes sont enregistrées comme sinistrés et plus de 885 000 sacs de sable ont été distribués à ce jour. Une douzaine de points de distribution de sacs de sable sont disponibles.

Un deuxième centre de dons dans le secteur d’Aylmer ouvrira d’ailleurs ses portes samedi et dimanche aux Galeries d’Aylmer, a annoncé vendredi la Ville de Gatineau. Le centre de dons situé aux Promenades Gatineau reste aussi ouvert tout au long du week-end.

Jean Boileau a soutenu qu’il était encore trop tôt pour déterminer l’ampleur des dommages. La Ville a aussi l’intention de tirer des leçons face aux possibles prochaines crues printanières au courant des prochains mois. «On va être en mesure de pouvoir conclure tout cela un peu plus tard au courant de l’été ou de l’automne.»

Inondations: un bénévole travaille sans relâche

Un bénévole de Gatineau travaille sans relâche depuis deux semaines à remplir des sacs de sable pour venir en aide aux sinistrés de la crue printanière, tout en maintenant son emploi à temps plein.

«Pour moi aider c’est gratifiant et puis il n’y a pas de raison de ne pas aider les gens dans le besoin», a expliqué Dominick Drouin, qui gagne sa vie comme superviseur chez Postes Canada.

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La plupart du temps, ce dernier se rend au coin des rues Notre-Dame et Watt pour remplir et distribuer des sacs de sable avec d’autres bénévoles de 9 h 30 à 14 h. Puis, il va au travail de 16 h à minuit.

À l'exception de deux jours, il suit cette routine depuis deux semaines et a l’intention de continuer à aider ses concitoyens aussi longtemps qu'il pourra.

«C’est sûr qu’il y a de la fatigue, mais tant que le besoin est là je vais être là, que ce soit pour nettoyer, enlever les digues ou peu importe. Je vais me rendre disponible», a assuré Dominick Drouin, qui a aussi offert son aide lors des inondations de 2017.

Heureux que sa demeure soit épargnée

Un homme originaire de Gatineau est heureux que la demeure qu’il loue dans l’un des secteurs les plus touchés par les inondations soit épargnée et a hâte de retourner y habiter.

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SARAH DAOUST-BRAUN/AGENCE QMI

 

Michel Henrie vit sur le boulevard Hurtubise, où plusieurs maisons ont été affectées par la crue printanière. Il demeure au rez-de-chaussée d’un «semi-détaché» qui n’a pas de sous-sol et où l’eau ne s’est pas infiltrée.

Ce dernier a confié avoir poussé un gros soupir de soulagement lorsque le niveau de l’eau a commencé à baisser jeudi, et a estimé pouvoir revenir vivre sur place d’ici cinq jours.

Même s’il ne veut pas acheter de maison sur ce boulevard, M. Henrie a l’intention de continuer à habiter dans ce coin. Il s’agir de l’un des secteurs de Gatineau où la crue a dépassé celle de 2017, a indiqué la Ville.

«Le fait que ça fait deux fois que ça arrive et je m’en sauve, le fait que je n’ai pas de cave, on est quand même assez immunisés. [...] C’est un deux semaines qui est très stressant, pour le restant de l’année j’aime bien cela.»