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Militants prolaïcité et antiracistes s’affrontent à Montréal

Étienne Paré

 - Agence QMI

Quelques centaines de militants antifascistes et d’autres, tenants de la mouvance identitaire, se sont confrontés samedi après-midi au centre-ville de Montréal. Le face-à-face aurait très bien pu dégénérer, n’eût été de l’important déploiement policier.

Somme toute, le tout s’est déroulé sans débordement majeur, si ce n’est que quelques graffitis sur des édifices et sur une voiture de police. Le SPVM rapporte tout de même deux arrestations, dont l’une pour agression armée à l’endroit d’un policier. Aucun policier ou manifestant n’a toutefois été blessé.

 

Accusations de racisme

Un peu plus tôt cette semaine, Montréal antifasciste, qui s’oppose au projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault, avait appelé la population sur les réseaux sociaux à faire barrage à la «Vague bleue», une manifestation d’appui au projet de loi 21, que le groupe qualifiait d’extrême-droite.

Au final, environ 300 militants antiracistes, dont plusieurs étaient masqués, se sont pointés vers midi, samedi, à la station de métro Papineau.

«Je dénonce cette extrême-droite vicieuse. Il y a une augmentation des crimes haineux et racistes. À cause d’eux, j’en suis venu à détester le Québec», a alors laissé tomber Nadia Duguay, qui tenait à venir manifester avec sa fille de huit ans.

Confrontation

Après avoir déambulé dans les rues du secteur Centre-Sud, quelques dizaines de manifestants antifascistes se sont arrêtés devant l’édifice de TVA, situé dans ce quartier, où se trouvaient près d’un millier de militants nationalistes, drapeaux du Québec à la main. La police s’est alors efforcée de garder une dizaine de mètres entre les deux groupes.

«Nous, nous ne sommes pas là pour provoquer, nous sommes là pour nous faire entendre, c’est pour ça qu’on est devant TVA», a défendu l’organisateur de la «Vague bleue», Jonathan Héroux, un ancien membre du groupe Storm Alliance, qui rejette complètement l’étiquette d’extrême-droite.

Pendant un peu plus de deux heures, les insultes et les slogans ont fusé de chaque côté. La foule s’est finalement dispersée vers 17 h.

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