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Manque d'effectifs en vue à la Société des traversiers du Québec

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Même si la Société des traversiers du Québec n'a présentement aucun navire à opérer entre Matane et la Côte-Nord, elle prévoit devoir faire face à un manque d'effectifs dans les prochains mois.

La société d'État fait appel à des entreprises privées pour combler ses besoins de main-d’œuvre, a rapporté TVA Nouvelles, lundi.

Présentement, elle doit mobiliser des équipes en tout temps sur le «F.-A.-Gauthier» et sur l’«Apollo», et ce même s’ils sont à quai.

Une bonne partie de la main-d'œuvre de la traverse est aussi affectée à la liaison aérienne mise en place pour pallier l’absence de traversier en fonction. Certains sont aussi affectés à l’embarquement et au débarquement des passagers (en nombre limité) et camions transportés par le navire «Voyageur» de CTMA appelé en renfort les jeudis, vendredis, et samedis jusqu’à la fin mai.

Et dans les prochains mois, la STQ pourrait se retrouver avec deux autres navires: le «Félix-Antoine Savard», s’il obtient ses autorisations pour naviguer sur le fleuve pour assurer la desserte entre Matane et la Côte-Nord; et le «Saaremaa», le navire de relève acheté à l’étranger et qui est présentement en route pour le Canada.

Son arrivée est prévue d'ici quelques jours. Son opérationnalisation prendra environ huit semaines et nécessitera aussi du personnel.

Voyant la situation qui se dessine, la STQ a décidé de prévenir au lieu de guérir et a lancé un appel d'offres pour obtenir de la main-d'œuvre spécialisée dans le domaine maritime.

Le contrat de recherche de candidats, estimé entre 730 000 $ et 900 000 $ pour une durée de trois mois, est ouvert aux entreprises du pays et même à l'international.

La STQ a déjà fait appel à l'externe pour combler ses besoins de main-d'œuvre lorsque les deux nouveaux navires sont entrés en fonction sur la desserte Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

C’est l’entreprise Horizon de la Finlande qui avait obtenu le contrat.