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Marwah Rizqy s’en prend au passé caquiste de ses présumés rivaux

Geneviève Lajoie | Journal de Montréal

La candidate présumée Marwah Rizqy s’en prend au passé caquiste de ses éventuels rivaux dans la course à la chefferie libérale. Elle accuse Dominique Anglade de «marchander ses valeurs».

«Mme (Dominique) Anglade, si elle pense qu’on peut changer de position pour faire des gains politiques, aussi bien mettre (le sondeur) Jean-Marc Léger à la tête de l’État, on va gouverner avec des sondages!», a lancé lundi la députée de Saint-Laurent au micro de QUB radio.

 

 Les règles de la campagne au leadership libéral ont été dévoilées dimanche, au terme d’un Conseil général de deux jours qui a réuni quelque 600 militants à Drummondville. Le prochain chef du PLQ sera connu au printemps 2020.

Si la course n’est pas encore officiellement lancée, les attaques entre aspirants présumés ont commencé.

La députée Rizqy soutient que sa marque de commerce, c’est la constance, ce qui n’est pas le cas de ses potentiels adversaires.

Dominique Anglade et Gaétan Barrette, qui ont tenté par le passé de se faire élire sous la bannière de la CAQ, militent pour un changement de position en matière de laïcité en faveur du compromis Bouchard-Taylor. C’est aussi le cas de Sébastien Proulx, un ancien député de l’ADQ, qui n’a pas encore fermé la porte à se porter candidat au trône libéral. 

«Il y a des gens, je pense, qui pendant quelques années ont été dans une autre institution, sont venus chez nous, pendant quatre ans ont parlé de la même façon que nous, c’est-à-dire comme l’article un (de la constitution du PLQ) et (défendu) les libertés individuelles. Maintenant qu’il y a une course à la chefferie et que tout à coup les sondages (montrent qu’une majorité de Québécois sont en faveur d’une interdiction des signes religieux chez les personnes en position d’autorité), on change de position. J’ai un profond malaise avec les gens qui marchandent leurs valeurs, un très profond malaise».

Marwah Rizqy estime que c’est d’autant plus grave pour une ancienne vice-première ministre, un rôle qu’a occupé Dominique Anglade auprès de Philippe Couillard. «Quand vous êtes le bras droit du premier ministre, vous êtes supposé avoir la même vision que lui. Il avait dit avant de partir, pas de compromis, ne marchandez pas vos valeurs !»

Selon la députée de Saint-Laurent, les tenants de la position Bouchard-Taylor ont «déjà une maison politique, c’est la CAQ, et le Parti québécois et des fois Québec solidaire».