/news/society

Mieux comprendre le deuil périnatal

TVA Nouvelles

Le deuil périnatal touche des centaines de familles chaque année. Ce sujet très délicat, voire tabou, est au cœur d’une série documentaire produite par le CHU Sainte-Justine pour mieux comprendre cette épreuve et aider les parents qui y sont confrontés.

Au Québec, on compte quelque 380 bébés qui meurent pendant la grossesse, chaque année. 300 autres décèdent dans les premiers jours après la naissance.

«On m'a annoncé que le cœur de mon bébé avait cessé de battre. Deux jours plus tard, j'ai dû accoucher, à 30 semaines de grossesse», explique Mélanie Desgroseillers.

Henri aurait eu 4 ans en juillet, une douloureuse épreuve pour le couple Desgroseilliers-Fournier, qui participe à la série documentaire «Revenir les bras vides» produite par le CHU Sainte-Justine.

Mélanie et son conjoint ont choisi de passer quelques heures avec leur fils. «Je l'ai bercé, je lui chantais des chansons, mon conjoint aussi. On a pris des photos», raconte-t-elle.

Au CHU Sainte-Justine, toutes les infirmières de l'Unité des naissances suivent une formation en deuil périnatal.

«On défait beaucoup de tabous, autant, par exemple, par rapport au fait qu'on va encourager les parents à voir leur bébé, et même à le prendre, pendant leur séjour», de dire Geneviève Plourde, infirmière clinicienne en deuil périnatal.

«Les gens vont être portés à dire: "T'es jeune, tu peux en avoir d'autres." Ça, c'est un exemple de choses que les gens veulent dire pour consoler, mais au final, ça ne fait pas de bien aux parents», ajoute l’infirmière.

«Revenir les bras vides» est diffusé sur les ondes de Savoir Média et sera disponible le 13 mai sur le site du CHU Sainte-Justine.

Le réalisateur, Pierre Guimond, a choisi de centrer la série documentaire sur les témoignages de parents.

«Tu sais, on dit: les enfants, c'est un miracle de la vie. Quand t'as perdu un enfant, le miracle prend un autre sens. On est à un autre niveau», conclut Mélanie.