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Un spécialiste d’Aurore trace des parallèles avec la fillette de Granby

TVA Nouvelles

Plusieurs personnes n’ont pu s’empêcher, la semaine dernière, de tracer des parallèles entre l’enfer vécu par la fillette de Granby et l’histoire d’Aurore l’enfant martyre, qui marque l’imaginaire collectif depuis bientôt 100 ans.

C’est le cas d’Éric Veillette, auteur de «L’affaire Aurore Gagnon, le procès de Marie-Anne Houde», un livre sorti en 2016 qui retraçait les grandes lignes du procès de la belle-mère d’Aurore en 1920.

Au moment où il travaillait sur son livre, M. Veillette ne s’imaginait pas qu’un tel cas de maltraitance puisse encore exister de nos jours. Mais l’actualité des derniers jours lui a donné tort.

«En 2015, 2016, je me disais ‘‘Aujourd’hui ce n’est plus possible’’. Cette semaine, ça m’a frappé en plein visage. J’ai pas de mots pour ça», a-t-il expliqué en entrevue avec Denis Lévesque.

Sur son blogue, M. Veillette démontre des similitudes entre les deux histoires, comme le fait que les deux fillettes aient été privées de nourriture et ligotées. Il a aussi remarqué qu’à leur première comparution devant le tribunal, les deux parents de Granby ont affirmé que la petite était un enfant difficile.

«Marie-Anne Houde et son mari, le fameux Télesphore Gagnon, ont utilisé le même argument il y a presque 100 ans», dit-il. Mais selon lui, on ne peut reprocher à un enfant martyrisé de se défendre lorsqu’il subit des sévices.

Autre point en commun: le fait que plusieurs membres de la communauté étaient au courant des sévices infligés à l’enfant. Mais au procès de Marie-Anne Houde en 1920, ça n’a pas été utilisé comme argument.

«Ce n’était pas le procès du village», illustre M. Veillette, qui souhaite maintenant mettre la main sur le rapport de police à l’occasion du 100e anniversaire de la mort de la petite Aurore.

Marie-Anne Houde, condamnée pour meurtre en 1920, est sortie de prison en 1935 pour des raisons de santé. Elle est morte l’année suivante.

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