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Legault ne veut pas payer pour les maisons de «riches»

Charles Lecavalier | Journal de Québec

François Legault n’a pas l’intention de donner plus que 200 000 $ aux «riches» propriétaires en zone inondable, dont la valeur de leur maison dépasse cette somme.

«On essaie de trouver un projet équitable. Les gens qui sont plus riches et qui ont pu s’installer dans les régions ou les maisons coûtent plus cher, bien je ne pense pas que ce soit à l’ensemble des Québécois moins riches à payer pour ça», a lancé le premier ministre mardi.

M. Legault était questionné à savoir s’il pourrait moduler l’aide aux sinistrés qui veulent quitter leur maison inondée en fonction de la valeur foncière des régions. Le marché immobilier est plus vigoureux à Laval et à Montréal qu’en Beauce, par exemple.

Le premier ministre estime toutefois que ce n’est pas aux moins bien nanti de payer pour ces choix individuels. «On veut donner 200 000 $, plus 50 000 $ pour le terrain. C’est 250 000 $. C’est à peu près le pris moyen des maisons au Québec. Est-ce que les contribuables qui ont une maison en moyenne qui vaut 250 000 $ sont intéressés à payer plus pour des personnes qui ont des maisons à 400 000 $ ? À 500 000 $ ? Ce n’est pas raisonnable», a-t-il dit.

Incertitude à Sainte-Marthe

Lors de cette mêlée de presse, M. Legault a également souligné qu’il était «prématuré» de préparer la reconstruction des maisons à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Il affirme qu’avant d’autoriser toute reconstruction, le gouvernement doit tout d’abord statuer sur la faisabilité de l’érection d’une digue plus imposante que celle qui a cédé à la fin du mois d’avril. Une partie de la municipalité se trouve sous le niveau du lac des Deux Montagnes. 

«J’ai eu des discussions hier avec le secrétaire général. C’est important de savoir si on peut reconstruire une nouvelle digue deux pieds plus élevés que la précédente», a-t-il soutenu. Il ne peut donc pas dire aujourd’hui si les résidants inondés pourront reconstruire ou devront déménager.

Ce n’est pas le seul dossier épineux sur le bureau de M. Legault en lien avec les inondations. Les assureurs privés veulent également profiter des largesses du gouvernement, a déploré le premier ministre. «Lorsqu’il y a des refoulements d’égouts, c’est éligible aux remboursements pour les compagnies d’assurances. Maintenant, il y a des compagnies d’assurances qui voudraient profiter de la situation pour dire : ce n’est pas nous qui remboursons, c’est le gouvernement.