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La fin du service de téléavertisseur inquiète de petites municipalités

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles

La décision de Bell de couper son service de téléavertisseur à la fin juin inquiète dans certaines petites municipalités du Québec, où les téléavertisseurs demeurent des outils très importants pour les services d'urgence.

C'est notamment le cas du côté de la Régie incendie Memphrémagog Est, le troisième plus important service d'incendie de l'Estrie, qui couvre dix municipalités. Sa centaine de pompiers est encore jointe par téléavertisseur lorsqu'un appel d'urgence rentre à la centrale 911.

Ce service demeure le plus fiable dans une région où le réseau cellulaire ne se rend pas toujours. Se fier seulement au cellulaire représente un trop grand risque. Selon le lieutenant de la Régie incendie Memphrémagog Est, Jean Beauchesne, sans le service de téléavertisseur, il y aura «un bon 20 % [des pompiers] qui vont être difficile à joindre».

Partout au Québec, les exemples de municipalités où le réseau cellulaire n'est pas optimal sont nombreux. La Fédération québécoise des municipalités (FQM) fait donc pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il force Bell à retarder l'arrêt du service de téléavertisseur prévu pour le 30 juin.

«On veut s'assurer qu'il n'y ait pas de problème et que tout le monde soit couvert correctement», a expliqué le président de la FQM, Jacques Demers.

Bell affirme «prendre des dispositions avec de plus petits fournisseurs pour les clients qui souhaitent continuer à utiliser leurs services de radiomessagerie».

C'est une solution qui plait à la Régie incendie Memphrémagog Est qui cherche toujours une alternative aussi fiable que le téléavertisseur, puisque la sécurité des citoyens en dépend.