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Achat d’Air Transat: Fitzgibbon prêt à aider une entreprise pour garder le siège social

Agence QMI

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, est prêt à aider financièrement une entreprise à acquérir Air Transat si celle-ci s’engage à garder le siège social et les emplois au Québec.

«Nous avons comme objectif que la compagnie reste au Québec, que les emplois soient protégés. On va participer au financement si c’est demandé», a indiqué sans détour le ministre de l’Économie, lors d’une mêlée de presse, jeudi.

Notre Bureau d’enquête révélait jeudi que le magnat de l’immobilier Vincent Chiara et l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau étaient intéressés par l’achat du transporteur et voyagiste québécois Air Transat.

Les «formes d’assistance» à l’entreprise peuvent être «multiples», a indiqué M. Fitzgibbon. Une subvention est cependant exclue parce que l’entreprise n’est pas déficitaire. Un prêt à taux avantageux ou l’achat de parts par investissement sont une possibilité.

Le gouvernement se dit d’ailleurs prêt à appuyer une entreprise québécoise qui participerait à une surenchère pour acheter Air Transat si cela permettait de garder le siège social au Québec. Mais «il faut être prudent quand même de ne pas mettre d’argent si le prix n’a pas d’allure», a-t-il précisé.

D’autres sur les rangs

M. Fitzgibbon a par ailleurs indiqué avoir identifié plus que deux éventuels acquéreurs québécois, mais n’a pas voulu révéler leur identité.

«Je parle à beaucoup de monde. Je parle à d’autres personnes aussi», a-t-il dit, sans préciser le nombre d’acheteurs potentiels.

D’ailleurs, il n’est pas surpris de l’engouement que suscite la vente de l’entreprise.

«C’est une marque qu’on affectionne beaucoup au Québec. C’est un [secteur d’activité] par contre qui n’est pas facile; il y a beaucoup de monde qui ont eu des échecs, là-dedans! C’est pour adultes avertis. Je ne m’attends pas à avoir 25 acheteurs pour ça», a-t-il indiqué.

Une seule chose importante

À l’instar de son ministre, François Legault a rappelé l’importance que reste au Québec l’entreprise qu’il a fondée en 1986.

«Pour moi, il n’y a qu’une seule chose qui est importante: garder le siège social au Québec.[...] Je suis ouvert à tous les acheteurs», a indiqué le premier ministre, lors d’une mêlée de presse.

«On va tout faire pour aider, même financièrement, un acheteur potentiel, qui voudrait garder le siège social au Québec», a-t-il ajouté.

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