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«C’est extrêmement préoccupant et grave» - Véronique Hivon

TVA Nouvelles

L’histoire de cette famille de l’Estrie, dont le permis de garderie a été retiré, mais qui demeure famille d’accueil pour la DPJ a eu des échos à l’Assemblée nationale jeudi.

«C’est extrêmement préoccupant», a lancé d’entrée de jeu la députée péquiste Véronique Hivon. «C’est très grave ce qu’on lit aujourd’hui», a ajouté la porte-parole du troisième groupe d’opposition pour la famille.

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Une famille d’accueil inquiète les proches d’enfants confiés à la DPJ

Mercredi, TVA Nouvelles révélait que des proches d'enfants pris en charge par la DPJ s'inquiètent qu’ils soient confiés à un couple dont la femme a été décrite comme quelqu'un qui n'a pas la capacité d'interagir adéquatement auprès des enfants.

«Une famille qui ne peut pas être garderie, mais qui peut être famille d’accueil : qu’est-ce qui peut justifier ça?», s’est demandée la députée Hivon.

En 2013, la propriétaire de garderie en milieu familial en Estrie a été la cible d'une enquête du ministère de la Famille. Au terme de trois années d'enquête, le permis de la propriétaire a été révoqué.

Le ministre de la Famille n’a pas nié que quelque chose clochait dans ce dossier.

«Soyons clairs, il faut qu’il se passe quelque chose. Dans ce cas-ci, on nous dit que les procédures ont été respectées. Moi, je me dis que si les procédures ont été respectées et on en arrive à ce résultat-là, c’est peut-être parce qu’il faut revoir les procédures», a déclaré Mathieu Lacombe, questionné par les journalistes.

Pour sa part, le ministre Lionel Carmant a assuré que le ministère de la Santé et des Services sociaux «avait fait le suivi avec les enfants placés [dans cette famille d’accueil]» et que «tout semble bien évoluer».

Dans le rapport d’enquête obtenu par TVA Nouvelles, on pouvait lire que la responsable «demandait de garder une distance avec les enfants, de ne pas créer d'attachement avec eux».

Plus grave: les corrections infligées pouvaient être sévères. D'ex-employées ont affirmé que «si un enfant n'écoutait pas ou mordait, la responsable exigeait qu'il soit attaché dans une chaise haute».

Le bureau responsable de cette garderie en milieu familial a conclu que la personne responsable du service de garde «n'a pas la capacité d'interagir adéquatement auprès des enfants et d'assurer leur bien-être pour leur sain développement».

En plus, l'enquête démontre que la propriétaire du service de garde a touché près de 118 000$ en subventions. Le montant a été obtenu à l'aide de fausses déclarations.

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