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L'angoisse de la mise de fonds pour les premiers acheteurs

Agence QMI

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En raison des prix de l’immobilier qui grimpent très rapidement dans plusieurs marchés au Canada, les premiers acheteurs angoissent à propos de tout ce qui touche à leur mise de fonds.

Vont-ils «perdre» la maison ou le condo convoité parce qu’ils n’ont pas amassé la mise de fonds nécessaire pour réaliser leur rêve? C’est, semble-t-il, une grande source de stress, révèle un coup de sonde de Recherches Environics réalisé du 15 février au 15 mars pour le compte de Genworth Canada et de Royal LePage auprès de 1893 personnes âgées de 25 à 40 ans. Les personnes interrogées devaient avoir acquis une propriété au cours des deux dernières années.

C’est à Toronto que les répondants se sont davantage inquiétés pour leur mise de fonds, soit 68 % des gens sondés, devant Montréal (60 %) et même Vancouver (58 %), qui est pourtant réputée pour être le marché le plus (sur)évalué au pays et où le prix médian d’une propriété est trois fois plus élevé que celui dans la métropole québécoise.

À l’échelle du Québec, sans Montréal, les sondeurs ont obtenu un résultat de 51 %, la moyenne nationale étant de 57 %.

«Alors que les acheteurs des autres parties de la province disposent de plus de temps et peuvent magasiner à leur aise, nous observons que les premiers acheteurs de Montréal ressentent plus de pression à prendre des décisions rapidement pour faire leur entrée sur le marché, a indiqué Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec.

«Le faible inventaire et la forte demande ont encouragé une augmentation des offres multiples dans la ville, ce qui profite aux acheteurs plus expérimentés. Les acheteurs qui en sont à leur première expérience doivent être bien préparés et avoir obtenu leur financement avant de faire une offre, en plus de disposer d’une mise de fonds suffisante et d’une hypothèque préapprouvée s’ils sont sérieux dans leurs démarches», a-t-il ajouté.