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Les petites entreprises manufacturières québécoises affectées par la rareté de la main-d’œuvre

Agence QMI

Malgré leur bonne santé financière, les petites entreprises manufacturières sont plus affectées par la rareté de la main-d’œuvre que les plus grandes, indique le Baromètre industriel québécois, de Sous-traitance industrielle Québec (STIQ), publié jeudi.

Selon cette 10e enquête réalisée auprès de 500 petites et moyennes entreprises (PME) manufacturières québécoises, le nombre de postes à pourvoir représente, de façon générale, 15 % du nombre total d’employés. Mais, s’il atteint 10 % chez les entreprises de 100 à 500 employés, il bondit à 21 % chez celles qui emploient 10 à 19 personnes.

L’étude indique qu’environ 83 % des PME se disent préoccupées par les problèmes de recrutement de main-d’œuvre spécialisée, d’autant que la croissance de certaines pourraient être comprises. La question de la relève est un aussi enjeu majeur pour les trois quarts d’entre eux.

«À elles seules, les 500 entreprises interrogées par STIQ dans le cadre du Baromètre auront 4000 postes à combler en 2019», a fait savoir Richard Blanchet, président-directeur général de STIQ, dans un communiqué.

«Bien qu’il n’y ait pas de solution miracle, le contexte de pénurie pousse les entreprises à être plus innovantes dans le recrutement, à améliorer leurs pratiques de gestion des employés et à rendre leur organisation plus attrayante auprès des jeunes», a-t-il ajouté.

L’étude note que 63 % des PME interrogées ont eu une «augmentation significative de leur chiffre d’affaires par rapport à 2017», déjà une année record pour plusieurs entreprises.

Il n’y a toutefois pas que la difficulté de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre qui sont des enjeux. Le retard technologique pèse également sur les PME manufacturières du Québec tout comme l’absence d’une véritable culture du partenariat et le bas niveau du taux de renouvellement de la clientèle.

Par ailleurs, le Baromètre note quelques avancées en dix ans d’analyse de la santé des PME manufacturières. «Leurs compétences se sont accrues, elles innovent davantage, et, en majorité, elles ont entamé leur transformation numérique. Ces constats nous encouragent à regarder l’avenir avec optimisme», peut-on lire également dans le rapport.