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«Ma façon d’aider, c’est de donner des solutions à court terme»

TVA Nouvelles

Alors que plusieurs enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur la mort tragique d’une petite fille à Granby, un ancien employé de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) souhaite offrir des pistes de solution à court terme pour assurer une meilleure prise en charge des enfants.

Paul Langevin, aujourd’hui psychologue, remarque plusieurs lacunes dans le système actuel de la DPJ, une d’entre elles étant un surplus de paperasse et de bureaucratie.

La Fédération de la santé et des services sociaux estime qu’environ 50 % du temps des intervenants est consacré à des tâches administratives. «On s’occupe pas des enfants pendant qu’on fait ça!», s’exclame M. Langevin.

Il propose donc de décréter un moratoire sur la récolte des statistiques, le temps de faire baisser la liste d’attente.

Un manque de personnel

Un autre problème, selon lui, se situe au niveau du personnel. «La loi est puissante, les mécanismes sont là. Ce qui nous manque en ce moment, c’est des intervenants sur le terrain.»

Il suggère donc de rappeler les intervenants à la retraite pour un contrat temporaire, d’environ 6 mois. « Il y a quelques années à Québec, on avait fait blitz de rappel auprès des intervenants à la retraite, parce qu’il y avait trop de signalements. Pourquoi ne pas appliquer ça à la grandeur du Québec?», demande-t-il.

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