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Un an plus tard, le premier greffé canadien du visage «va très bien»

TVA Nouvelles

Il y a un an, des chirurgiens de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, réalisaient une première canadienne : un homme, qui avait été défiguré lors d’un accident de chasse, recevait une greffe faciale.

Un an plus tard, le plasticien Daniel Borsuk, qui était responsable de toute une équipe de spécialistes pour offrir une seconde vie à ce patient, a donné de ses nouvelles.

«Il va très bien. Il va de mieux en mieux», a assuré Dr Borsuk, jeudi, sur les ondes de LCN.

L’an dernier, Maurice Desjardins a reçu deux mâchoires, un ensemble de muscles, des nerfs, des dents et de la peau. Une opération qui a nécessité une trentaine d’heures de travail. Le premier greffé canadien du visage est alors devenu le greffé du visage le plus âgé au monde.

L’année qui vient de s’écouler n’a pas été de tout repos pour le sexagénaire. «C’était difficile. Avec tous les médicaments anti-rejets [qu’il prend], il est plus à risque de faire des infections», a précisé le plasticien.

Et chaque infection nécessitait une hospitalisation à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pendant plusieurs semaines. Mais, bonne nouvelle, la condition du greffé s’améliore constamment.

«Maintenant qu’on a trouvé le bon niveau [de médicaments anti-rejets] pour lui, il va de mieux en mieux. Et il va continuer de s’améliorer dans les prochaines années», a soutenu le Dr Borsuk.

Maurice Desjardins peut graduellement bouger de plus en plus son visage. «Il est capable de sourire déjà et bientôt il va être capable de fermer sa bouche», a précisé le plasticien. Des étapes importantes dans la réhabilitation de son patient, notamment pour s’alimenter.

«Chaque semaine, il s’améliore et il est content», a conclu Daniel Borsuk, visiblement fier d’avoir participé à cette première canadienne.

Maurice Desjardins a subi sa greffe faciale sept ans après l’accident qui l’avait laissé défiguré. Le Québécois vivait avec d’importantes souffrances et avait dû se soumettre à cinq interventions chirurgicales qui, malheureusement, ne lui avaient pas permis de reprendre une vie normale.

Avant la greffe, M. Desjardins vivait avec une trachéostomie, soit une ouverture dans la trachée, et sa capacité à respirer, dormir, manger et parler «se trouvait lourdement hypothéquée».

«Cette opération délicate est le résultat d’années de travail concerté et méticuleux d’une équipe formidable, et de la collaboration sans faille du patient et de sa famille, ainsi que de nombreux autres acteurs», avait à l’époque expliqué le Dr Daniel Borsuk.

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