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Accident de rafting: la jeune femme ne savait pas nager, selon une amie

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

Mary-Linda Arnoux, qui a péri jeudi lors d'une randonnée de rafting sur la rivière Matawin, en Mauricie, ne savait pas nager selon une amie.

La Sûreté du Québec (SQ) confirme que tous les passagers du bateau gonflable qui s'est renversé portaient un vêtement de flottaison individuel, mais manifestement les vagues étaient simplement trop violentes.

«Ça reste de l'eau, alors il y a toujours un danger. Il s'agit de respirer au mauvais moment pour s'étouffer avec de l'eau. Ça peut devenir rapidement paniquant et dangereux», a expliqué en entrevue l'aventurier Frédéric Dion, qui est toutefois loin de lancer la pierre à l'équipe du Centre d'aventure Matawin.

«C'est une rivière qui est sécuritaire pour pratiquer le rafting. Malheureusement, des accidents peuvent quand même survenir. Mes pensées accompagnent la famille de la victime et j'espère qu'on pourra trouver une façon de rendre nos pratiques encore plus sécuritaire», a dit M. Dion.

Mais des amies de Mary-Linda Arnoux ne voient pas les choses du même oeil. Samantha était dans tous ses états lorsqu'elle a vu les images du lieu de l'accident sur les ondes de TVA et de LCN.

«Sérieusement, c'est un manque de jugement. Personnellement, je n'aurais pas fait cette activité-là, surtout pas après avoir vu ces vagues extrêmes. Je pense que les organisateurs auraient dû annuler l'activité», a dit la jeune femme.

Courtoisie

 

«Ce n'était clairement pas adapté pour des débutants, a-t-elle ajouté. J'ai appris aujourd'hui qu'elle ne savait pas nager, alors c'était assurément rien pour aider à la situation. Frédéric Dion reconnait que le rafting de printemps n'est pas fait pour tout le monde.

«Les rivières sont gonflées et très agitées. Ça prend quelqu'un qui veut un peu plus d'adrénaline, qui est en bonne forme physique et qui est à l'aise dans l'eau. Il fait froid», a-t-il indiqué.

La victime et ses camarades qui fréquentent l'école de la rue de Victoriaville ont tous été éjectés du bateau. Trois personnes manquaient à l'appel lorsque les recherches ont débuté.

Marche la semaine prochaine

Les amis de Mary-Linda Arnoux organisent une marche dans les rues de Victoriaville, la semaine prochaine, afin de lui rendre hommage.

«Ce qui est d'autant plus touchant, c'est qu'elle était parvenue à reprendre sa vie en main au cours des dernières années et était enfin en paix avec elle-même et son passée», a raconté une source à TVA Nouvelles, en mentionnant que Mary-Linda avait d'ailleurs fait son choix de carrière.

Pas la première fois

En juin 2004, un homme de Sherbrooke, Réal Carbonneau, avait perdu la vie dans des circonstances similaires, sur la rivière Magog. Rafting Matawin était également responsable de l'encadrement de cette activité et avait évalué que le risque y était plutôt faible.

Or, le coroner était plutôt d'avis que ces vagues de catégorie trois n'étaient pas adaptées pour un groupe de débutants et même que cette rivière était simplement impraticable.

Par voie de communiqué, le Centre d'aventure Matawin soutient que tous les accompagnateurs étaient adéquatement formés pour la descente et les opérations de sauvetage, et mentionne que les pensées de l'équipe accompagnent la famille de la victime.

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