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Demande d'action collective déposée contre Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

Une victime du bris de la digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a déposé une demande pour exercer une action collective contre la Ville, estimant qu'elle a fait preuve de «négligence» face à la crue des eaux.

Cette demande, qui vise Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la MRC de Deux-Montagnes et le gouvernement du Québec, concerne donc les milliers de personnes qui ont été inondés le 27 avril dernier.

«Le demandeur et chacun des membres du groupe visé ont tous subi les préjudices causés par la rupture de la digue, peut-on lire dans le document déposé vendredi au palais de justice de Montréal. Ils ont perdu leur maison, leur résidence et/ou leur terrain et/ou subi des dommages importants.»

On affirme que les gens «ont vu bafouer leur droit à la sécurité», alors que la Ville «n'a pas engagé les travaux nécessaires pour éviter la catastrophe et le mauvais état de la digue de protection» et que la situation était «prévisible».

Le montant demandé par victime est de 350 000$ pour les dommages compensatoires et de 50 000$ pour les dommages punitifs, pour un total de 400 000$, indique la demande.

Deux maisons inondées

La personne qui se pose à la tête du recours, Richard Lauzon, a vu deux maisons lui appartenant être inondées, peut-on apprendre dans la demande, soit une qu'il habitait et une autre qu'il louait.

«La perte de ses deux maisons cause beaucoup de stress à monsieur Lauzon», déplore le document.

Avant d’aller de l’avant, la demande d’action collective doit être autorisée par un juge ou peut être réglée à l'amiable.

- avec la collaboration de Michaël Nguyen

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