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La Pocatière exaspérée par des vandales

Stéphanie Gendron | Journal de Québec

COURTOISIE

De mauvais plaisantins enlèvent des grilles d’égout durant la nuit, ce qui exaspère une ville du Bas-Saint-Laurent puisque les employés municipaux doivent constamment les remettre en place pour assurer la sécurité des résidents.

Ces gestes pèsent lourd sur l’appareil municipal et causent bien des maux de tête. Surtout qu’ils sont récurrents à l’automne et au printemps depuis quelques années.

La semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi, les cols bleus en ont replacé une dizaine entre minuit et 1 h du matin et ils ont été payés pour trois heures de travail à un salaire à temps et demi.

Le lendemain matin, une vingtaine de grillages enlevés de plus ont été retrouvés. Les grilles sont déplacées ou jetées dans le fond du trou, lorsqu’elles sont rectangulaires.

«On est une ville étudiante, on connaît ça surtout à la rentrée, l’automne, et vers la fin de la session scolaire du printemps», indique Jacques Desjardins, directeur des Services techniques de la Ville de La Pocatière.

Cette même nuit, des policiers en patrouille ont aussi trouvé des bouches d’égout à découvert à trois endroits différents et ont replacé les grillages. L’un d’entre eux s’est même blessé au doigt en les manipulant.

Dangereux

Pour le moment, aucun résident n’aurait été blessé à cause de ces mauvais coups, mais des citoyens s’inquiètent.

«Un petit carré de même, un jeune enfant ça tombe facilement là-dedans. Une automobile, le pneu peut passer là-dedans et ça peut provoquer une crevaison, ça peut causer un accident», dit le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon.

Des modèles autobloquants ne sont pas envisageables, car ils ne sont pas pratiques lors de la fonte de la neige, selon Jacques Desjardins.

Un geste criminel

La Sûreté du Québec rappelle qu’il s’agit d’un geste criminel. «C’est un méfait au sens du Code criminel, et même que ça pourrait aller plus loin que ça. Quelqu’un qui tombe et se blesse, ça pourrait aller jusqu’à négligence criminelle ayant causé des lésions. C’est grave, là», dit le porte-parole Claude Doiron.

En 2017, une fillette était en partie tombée dans un égout de la chaussée retirée par un mauvais plaisantin, à Mont-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent. Son sac à dos avait permis d’éviter qu’elle ne tombe complètement dans le trou.